Publié le 25 février 2026 à 15h33. La Juventus Turin, autrefois suspectée d’avoir bénéficié d’une influence sur l’arbitrage, est aujourd’hui au bord de l’élimination de la Ligue des champions après une série de défaites et un revers cuisant face à Galatasaray.
La situation est critique pour le club piémontais. Après une défaite humiliante 5 à 2 face à Galatasaray lors du match aller, la Juventus doit réaliser un exploit au Juventus Stadium ce mercredi soir (21h, direct sur FAZ et sur DAZN) pour espérer se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.
La presse sportive italienne parle d’une « catastrophe » pour la Juventus, qui s’est, selon la Gazzetta dello Sport, « auto-sabotée jusqu’au masochisme ». Un miracle est nécessaire, avec au moins trois buts inscrits, voire quatre, pour inverser le cours des choses. Pourtant, peu d’observateurs italiens croient en une telle remontée.
Cette crise survient après un derby d’Italie particulièrement douloureux contre l’Inter Milan, qui a laissé des traces psychologiques profondes. Le match, disputé à San Siro, a été marqué par un geste controversé du défenseur de l’Inter, Alessandro Bastoni, qui a conduit à l’expulsion du milieu de terrain de la Juventus, Fabio Miretti.
San Siro, le stade de Milan, a également été le théâtre des Jeux olympiques d’hiver il y a deux semaines et demie. Le derby, qui oppose les deux clubs les plus titrés d’Italie, est d’autant plus chargé que la Juventus et l’Inter sont devenues des rivales politiques depuis le scandale de Calciopoli en 2006, où la Juventus a été déclassée et son titre de champion d’Italie attribué à Milan.
Depuis cet incident, la Juventus semble incapable de se relever. L’équipe affiche une faiblesse physique et mentale, illustrée par des erreurs individuelles coûteuses, des occasions manquées et un manque de leadership. Le capitaine Manuel Locatelli est jugé trop conciliant, et le défenseur Gleison Bremer est blessé.
L’entraîneur Luciano Spalletti, qui avait pourtant mené le SSC Napoli au Scudetto en 2023, semble impuissant. Il a reconnu que son équipe avait « reculé de trois pas » après la défaite en Turquie, et a même remis en question sa propre capacité à motiver ses joueurs. Spalletti, qui avait été limogé de son poste de sélectionneur de l’Italie en juin, se retrouve à nouveau sous pression.
La situation est aggravée par une défaite 2 à 0 à domicile contre le promu Como 1907 ce week-end, qui a laissé la Juventus à quatre points de la quatrième place qualificative pour la Ligue des champions et à 18 points du leader, l’Inter Milan. Le match de ce mercredi contre Galatasaray est donc crucial, tout comme celui de dimanche contre l’AS Roma.