Publié le 25 février 2026 14:04:00. Le gouvernement belge se prépare à relancer les discussions sur une réforme de la TVA, après un premier rejet par le Conseil d’État. Cette nouvelle tentative, portée par la N-VA, se heurte déjà à l’opposition de partenaires de coalition, notamment le MR et le Vooruit.
La N-VA souhaite revenir à sa proposition initiale, qui prévoit une augmentation du taux de TVA standard de 21 % à 22 %, ainsi qu’une harmonisation des taux réduits de 6 % et 12 % à 9 %. Selon Alexander Van Peel, cette mesure permettrait de simplifier le système fiscal et de réduire la charge administrative.
« Une histoire claire dans laquelle vous pouvez réduire la charge de travail »
Alexander Van Peel
Cette initiative vise également à créer un espace de manœuvre budgétaire pour d’autres mesures, comme une possible réduction de la TVA sur les nouvelles constructions, abaissée de 21 % à 6 ou 9 %. L’objectif serait de soutenir le secteur du bâtiment et de faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes familles.
Points de friction
Cependant, cette proposition se heurte à une forte opposition au sein de la coalition gouvernementale. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, s’est déclaré fermement opposé à toute augmentation des taux de TVA.
« Je ne suis pas favorable à une augmentation des taux de TVA. S’ils proposent une réforme qui abaisse la TVA en général, alors je suis d’accord. Mais maintenant, c’est juste pour combler des lacunes, je n’y participe pas. »
Georges-Louis Bouchez, président du MR
Il insiste sur le respect des lignes rouges de son parti et propose de s’inspirer du modèle français pour la TVA sur les plats à emporter.
Le Vooruit, autre partenaire de la coalition, partage également des réserves. Les socialistes flamands s’opposent à une augmentation de la TVA et privilégient une réforme globale de 21 % à 22 %, tout en excluant une hausse des prix des produits de première nécessité comme le lait, la viande et les pommes de terre.
Bouchez a également souligné l’importance de respecter les engagements pris par chaque parti au sein du gouvernement.
« Chaque parti a des lignes rouges dans ce gouvernement, pourquoi ne pouvons-nous pas les avoir ? Je veux que mon parti soit respecté. Je dis ça depuis 6 mois, j’espère qu’un jour ils écouteront. »
Georges-Louis Bouchez, président du MR
Plus d’informations sur le report partiel des augmentations de TVA.