Publié le 26 février 2026 à 19h20. L’ancien directeur général de PT Pertamina Patra Niaga, Riva Siahaan, a été condamné à neuf ans de prison pour corruption dans le cadre d’une affaire de gestion frauduleuse de pétrole brut et de produits raffinés, impliquant également d’autres hauts responsables de l’entreprise pétrolière d’État.
Riva Siahaan a été reconnu coupable de corruption et a écopé d’une peine de neuf ans de prison, assortie d’une amende d’un milliard de roupies indonésiennes (environ 60 000 euros), avec une alternative de 190 jours d’emprisonnement en cas de non-paiement. La décision a été rendue jeudi par le juge Fajar Kusuma Aji lors d’un procès devant le tribunal de corruption de Jakarta.
Cette condamnation est inférieure aux 14 ans de prison requis par le ministère public. Le juge a établi que Riva Siahaan avait agi de concert avec Maya Kusmaya, ancienne directrice du marketing et du commerce de PT Pertamina Patra Niaga, et Edward Corne, ancien vice-président des opérations commerciales, pour commettre des actes répréhensibles.
Maya Kusmaya a été condamnée à une peine de neuf ans de prison et à une amende d’un milliard de roupies indonésiennes, tandis qu’Edward Corne a écopé de dix ans de prison et de la même amende.
L’affaire concerne des irrégularités dans la gestion du pétrole brut et des produits raffinés entre 2018 et 2023. Les accusés ont accordé des faveurs à certaines entreprises étrangères, notamment BP Singapore Pte Ltd et Sinochem International Oil Pte Ltd, en divulguant des informations confidentielles sur les prix estimés afin de leur permettre de remporter des appels d’offres.
Le tribunal a estimé que Riva Siahaan et ses complices n’avaient pas commis d’infraction en vendant du diesel ou du biodiesel à l’industrie, car ils avaient pris en compte la valeur de vente la plus basse. Cependant, leurs actions ont été jugées contraires aux efforts du gouvernement indonésien pour lutter contre la corruption.
Lors de la détermination de la peine, le tribunal a pris en compte des facteurs atténuants, tels que la politesse des accusés tout au long du procès, leur absence de casier judiciaire et leurs responsabilités familiales.
Les pertes financières subies par l’État dans cette affaire s’élèvent à 9 420 milliards de roupies indonésiennes (environ 565 millions d’euros). Le tribunal n’a toutefois pas validé le chiffre de 171 900 milliards de roupies indonésiennes avancé par le panel de juges, le jugeant inexplicable.
Les accusés ont été reconnus coupables de violation de l’article 603 en conjonction avec l’article 20, alinéa c, de la loi numéro 1 de 2023 relative au Code pénal, ainsi que de l’article 18 de la loi numéro 31 de 1999 relative à l’éradication des délits de corruption, telle que modifiée par la loi numéro 20 de 2001.