Publié le 26 février 2026 à 23h12. La Caritas de Styrie lance sa 75e collecte de fonds, un appel à la solidarité face à une précarité croissante, alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter.
La directrice de la Caritas de Styrie, Nora Tödtling-Musenbichler, et l’évêque Wilhelm Krautwaschl ont lancé jeudi un appel aux dons à Graz, en se rendant personnellement dans la Herrengasse pour sensibiliser le public. La campagne, dont le slogan est « Parce que la vie coûte plus cher que jamais. Nous aidons », débutera officiellement le 1er mars et se poursuivra jusqu’à fin mai.
Des centaines de bénévoles issus des paroisses de Styrie sillonneront les quartiers pour solliciter des dons au profit des personnes dans le besoin. Selon les estimations, une personne sur huit en Styrie – soit plus de 150 000 individus – est aujourd’hui menacée de pauvreté. L’an dernier, la collecte avait permis de récolter environ 610 000 euros, destinés à soutenir des projets tels que des centres d’hébergement d’urgence ou le Marienstüberl.
« Nous vivons dans la prospérité, dans un pays en paix et en sécurité. Mais cette sécurité présente des fissures, ce ‘nous y arriverons ensemble’ a aussi des limites », a déclaré Nora Tödtling-Musenbichler. Elle souligne que de plus en plus de personnes ont du mal à joindre les deux bouts, à payer leur loyer, leurs factures d’électricité ou à se nourrir, et que les potentielles réductions des prestations sociales ne feront qu’aggraver leur situation.
« D’une part, je crois que lorsque je suis en déplacement et que je frappe à la porte, cela signifie : je m’intéresse à vous. Et cet intérêt que les gens se portent les uns aux autres est très important pour notre société. »
Wilhelm Krautwaschl, évêque du diocèse de Graz-Seckau
La première collecte de la Caritas remonte à 1951, en réponse aux difficultés considérables rencontrées par la Styrie dans l’après-guerre. Au fil des années, cette initiative s’est transformée en la plus importante campagne de collecte de fonds de la région. Elle s’est adaptée aux évolutions de la société, en mettant l’accent non seulement sur l’aide matérielle, mais aussi sur les services de conseil et de soutien. La professionnalisation de la collecte s’est accélérée au cours des vingt dernières années, avec le développement des canaux de dons numériques et une présence accrue dans les médias.
Dix pour cent des fonds collectés sont reversés aux paroisses locales.