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À côté de Paris, Provincetown – The Provincetown Independent

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Publié le 19 février 2026 01:46:00. Provincetown, Massachusetts, continue de fasciner les artistes depuis des décennies, attirés par sa beauté naturelle et son atmosphère unique. Un article de 1917, récemment redécouvert, explore les raisons de cet attrait durable et plaide pour la préservation du caractère distinctif de la ville.

  • Provincetown séduit les artistes par la beauté changeante de sa mer, son architecture simple et son atmosphère particulière.
  • L’article souligne l’importance de préserver le charme historique de la ville face aux modernisations.
  • Un artiste témoigne de son attachement à Provincetown, la comparant favorablement à Paris.

Provincetown, petite ville côtière du Massachusetts, a toujours exercé une attraction particulière sur les artistes. Dès 1917, comme le relève G. Ertrude DeWager, membre du Provincetown Research Club, dans un article publié dans The Advocate of Provincetown, la ville offre une combinaison unique de beauté, de poésie et de charme. Une beauté que les habitants, habitués à la voir quotidiennement, ne perçoivent parfois plus, mais dont l’absence se ferait cruellement sentir.

La mer, en constante mutation, est une source d’inspiration inépuisable. Les reflets bleutés sur l’eau parsemée de bateaux colorés, les vieilles jetées grises où s’affairent les pêcheurs, les enfants jouant sur la plage et le ballet des mouettes paresseuses composent un tableau vivant qui ravit les artistes. Mais l’attrait de Provincetown ne se limite pas aux jours ensoleillés : les jours de pluie, de brouillard et de vent offrent également des perspectives uniques et captivantes.

À côté de Paris, Provincetown – The Provincetown Independent
Carte postale vintage non datée représentant un cours d’art à Provincetown.

L’architecture de la ville, avec ses rues irrégulières et ses maisons construites indépendamment les unes des autres, contribue également à son charme. Les maisons, d’une simplicité élégante, témoignent du bon goût et de la culture des premiers habitants. L’article met particulièrement en valeur le quartier ouest, avec ses petites maisons aux toits à pignon, et met en garde contre les modifications qui pourraient en altérer l’authenticité. L’auteur déplore l’absence de l’esthétique ornée, souvent rencontrée dans le Middle West, et des constructions extravagantes.

Un regret est exprimé concernant la disparition des anciens trottoirs en bois, qui s’intégraient parfaitement au paysage urbain. Leur léger rebond offrait un confort appréciable aux passants. Les trottoirs en ciment, bien que plus durables, sont perçus comme froids, durs et moins accueillants.

L’article plaide pour la création d’un comité consultatif, sur le modèle de ce qui existe dans certaines villes européennes comme Rothenburg, afin de veiller à la préservation du caractère unique de Provincetown face aux changements potentiels. Il est jugé essentiel de maintenir l’esprit de la ville pour le bien de tous.

« À côté de Paris, je préfère vivre à Provincetown que dans n’importe quel autre endroit de l’univers, et si cette méchante guerre doit continuer, je remercie le destin de m’avoir fait atterrir ainsi que les passagers du Mayflower à Provincetown. »

Un artiste

Ce témoignage, recueilli en pleine Première Guerre mondiale, souligne l’attachement profond que les artistes portent à Provincetown, un havre de paix et d’inspiration.

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