Home International À l’appel de Trump à « passer le Donbass »… un diplomate européen affirme que faire pression sur l’Ukraine est une erreur

À l’appel de Trump à « passer le Donbass »… un diplomate européen affirme que faire pression sur l’Ukraine est une erreur

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Publié le 2025-10-21 18:58:00. L’Union européenne et des dirigeants européens ont réitéré leur soutien indéfectible à l’Ukraine, s’opposant fermement à toute pression visant à lui faire céder du territoire russe. Cette prise de position intervient alors que des informations font état d’une demande américaine concernant la cession de territoires ukrainiens à la Russie.

  • La Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a fermement condamné toute pression sur l’Ukraine, rappelant que la Russie est l’agresseur et l’Ukraine la victime.
  • Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont réaffirmé leur engagement à soutenir l’Ukraine et à renforcer la sécurité européenne.
  • Des médias ont rapporté que le président américain aurait suggéré à l’Ukraine de céder le Donbass à la Russie en échange d’un accord de paix, une proposition vivement critiquée par les Européens.

Lors d’une conférence de presse à Luxembourg, Josep Borrell a déclaré :

« Ce que nous ne devons pas oublier, c’est que la Russie est l’agresseur et l’Ukraine la victime. Faire pression sur l’Ukraine, qui est la victime, n’est pas la bonne approche. »

Josep Borrell, Haute Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

Il a souligné que céder aux exigences de la Russie pourrait encourager d’autres agressions, une leçon déjà tirée à maintes reprises par le passé. La stratégie européenne reste inchangée : permettre à l’Ukraine de se défendre et accroître la pression sur la Russie pour qu’elle mette fin au conflit.

À l’issue du sommet MED9 en Slovénie, le président français Emmanuel Macron a également insisté sur la nécessité d’une implication européenne dans toute discussion concernant l’avenir de l’Ukraine. Il a affirmé :

« S’ils (le président Trump et le président russe Vladimir Poutine) discutent du sort de l’Ukraine, l’Ukraine doit être à la table des négociations. Et si le débat a un impact sur la sécurité européenne, les Européens doivent également être présents. »

Emmanuel Macron, Président de la République française

Cette déclaration fait suite à l’annonce par Donald Trump de sa volonté de rencontrer Vladimir Poutine prochainement pour discuter d’une issue au conflit.

De son côté, le Premier ministre britannique Keir Starmer a réaffirmé la détermination du Royaume-Uni à soutenir l’Ukraine. « Nous devons être plus résolus dans notre soutien à l’Ukraine », a-t-il déclaré le même jour, promettant de renforcer les efforts pour paralyser la « machine de guerre » russe et d’accroître le soutien humanitaire, financier et militaire à l’approche de l’hiver. « Les prochains jours et semaines seront une période critique qui déterminera l’orientation de la sécurité européenne », a-t-il ajouté.

Ces prises de position surviennent après des révélations selon lesquelles Donald Trump aurait fait pression sur le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’une rencontre à la Maison Blanche le 17 octobre, lui suggérant de céder l’intégralité du Donbass à la Russie. Selon le Financial Times, cette proposition irait à l’encontre des efforts ukrainiens de défense, notamment la « ceinture de forteresses » construite depuis 2014 dans l’oblast de Donetsk.

Les dirigeants européens expriment une profonde déception et un embarras face à ce qu’ils perçoivent comme un changement d’attitude de la part de Donald Trump. Alors qu’il avait récemment évoqué la possibilité de fournir des missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine, son récent rapprochement avec la Russie est jugé préoccupant.

La question du Donbass est particulièrement sensible pour la sécurité européenne. La cession de cette région, où l’Ukraine a investi massivement dans des fortifications, pourrait offrir à la Russie un avantage stratégique décisif, facilitant de futures offensives non seulement vers Kiev, mais potentiellement plus largement sur le continent européen. Le Kiev Independent souligne l’importance stratégique de ces fortifications, renforcées depuis le début du conflit en 2014 et intensifiées après la bataille de Bakhmut.

La Russie, par la voix de son porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a maintenu sa position exigeant la reconnaissance du Donbass comme condition à un cessez-le-feu. Le Kremlin a indiqué que sa position n’avait pas changé et que les discussions entre la Russie et les États-Unis avaient déjà eu lieu à plusieurs reprises sur ce sujet.

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