Home Économie « AI native first »… La formule de recrutement changée à Pangyo

« AI native first »… La formule de recrutement changée à Pangyo

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Publié le 20 février 2026. La maîtrise de l’intelligence artificielle (IA) devient un atout incontournable sur le marché du travail dans le secteur informatique, les entreprises considérant désormais cette compétence comme un facteur clé de compétitivité et de survie.

  • La capacité à utiliser l’IA est désormais un critère d’évaluation important lors des recrutements, notamment chez Naver, un acteur majeur du secteur.
  • Le nombre d’offres d’emploi mentionnant les compétences en IA a augmenté de 16,8 % entre 2024 et 2025, principalement dans le secteur informatique.
  • Les entreprises recherchent des profils capables d’améliorer leur productivité grâce à des outils d’IA, allant des développeurs aux concepteurs UX/UI.

L’industrie informatique assiste à une mutation profonde : la capacité à exploiter le potentiel de l’intelligence artificielle n’est plus un simple avantage, mais une nécessité. Des entreprises de premier plan, à commencer par le géant sud-coréen Naver, intègrent désormais cette compétence dans leurs processus de recrutement, marquant un tournant décisif vers une ère où les « natifs de l’IA » seront les plus recherchés.

Naver, par exemple, accorde désormais un avantage significatif aux candidats démontrant une maîtrise des outils d’IA tels que Cursor, Claude Code, Gemini et Co-Pilot. L’entreprise privilégie également les profils capables d’automatiser des tâches grâce à l’IA, même dans des domaines traditionnellement éloignés du développement technologique, comme le développement d’applications. Cette tendance se confirme au sein de ses filiales, où la « capacité à utiliser l’IA sur le terrain » est désormais un atout majeur.

Cette évolution se traduit concrètement sur le marché du travail. Une analyse de la plateforme de recrutement Catch, relayée par le Maeil Business, révèle une augmentation de 16,8 % du nombre d’offres d’emploi mentionnant les compétences en IA entre 2024 (636 offres) et 2025 (743 offres). 80 % de cette hausse est concentrée dans le secteur informatique, témoignant d’une reconnaissance généralisée de l’IA comme un outil de survie indispensable.

Ce changement de paradigme s’inscrit dans un contexte mondial. Des entreprises américaines de la Silicon Valley, telles qu’Amazon, Meta et Google, utilisent déjà l’IA comme indicateur clé pour l’embauche, la promotion et l’évaluation des performances. Amazon prend en compte l’utilisation des outils d’IA par ses employés, tandis que Meta évalue l’impact de l’IA sur l’influence des collaborateurs. Google et Microsoft formalisent également l’utilisation de l’IA dans leurs processus d’évaluation, et des entreprises comme Meta et Anthropic autorisent même l’utilisation de l’IA dans le processus de recrutement.

Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. L’utilisation croissante de l’IA dans le monde du travail (73 % des travailleurs coréens utilisent l’IA, selon une étude de Microsoft Work Trend Indicator 2024) a mis en évidence des écarts de productivité significatifs en fonction de la manière dont les employés l’exploitent. Par ailleurs, dans un contexte de coûts de main-d’œuvre élevés et de faible croissance, les entreprises cherchent à attirer des « talents super-productifs » capables de créer de la valeur grâce à l’IA.

Cette évolution aura des conséquences pour différents acteurs. Les individus devront investir dans le développement de leurs compétences en IA pour rester compétitifs. Les entreprises devront intensifier la concurrence pour attirer les talents « natifs de l’IA », tout en veillant à ne pas passer à côté de candidats compétents en raison de biais algorithmiques. Enfin, les pouvoirs publics devront adapter leurs politiques d’éducation et de formation pour répondre aux besoins du marché du travail.

À l’avenir, la capacité à utiliser l’IA pourrait devenir un facteur déterminant dans l’évaluation et la promotion des employés, au-delà du simple processus de recrutement. Il est toutefois crucial de rester vigilant quant aux limites des systèmes de recrutement basés sur l’IA, afin d’éviter de passer à côté de talents prometteurs. Un équilibre devra être trouvé entre l’évaluation des compétences en IA et l’appréciation d’autres qualités essentielles, telles que la créativité et la capacité à résoudre des problèmes.

  • Scénario de statu quo et de régulation

    La tendance actuelle, qui voit la « capacité d’utilisation de l’IA » devenir un critère d’embauche important dans le secteur informatique, devrait se renforcer. La préférence accordée par des entreprises comme Naver aux candidats expérimentés en IA devrait s’étendre à d’autres organisations. La maîtrise des outils d’IA pourrait même devenir une compétence de base dans divers métiers, allant du développement à la planification en passant par le marketing.
  • Scénario d’expansion et d’accélération de l’impact

    L’importance des compétences liées à l’IA pourrait aller au-delà d’un simple avantage et devenir un facteur d’évaluation clé tout au long du processus de recrutement. Les entreprises pourraient introduire des systèmes pour mesurer l’impact de l’IA sur la productivité et l’innovation. Les investissements dans la recherche et le développement en IA pourraient également augmenter, afin de créer de nouveaux modèles économiques basés sur cette technologie.
  • Scénario d’occurrence variable et d’inversion de flux

    Une focalisation excessive sur la capacité à utiliser l’IA pourrait entraîner des biais et exclure des candidats talentueux. Il est essentiel de vérifier l’efficacité des systèmes d’évaluation basés sur l’IA et de trouver un équilibre avec d’autres critères d’évaluation, tels que la créativité et la capacité à travailler en équipe.
  • IA native

    Au-delà de la simple familiarité avec l’IA, le concept de « natif de l’IA » désigne des professionnels capables d’optimiser leur productivité en intégrant naturellement les outils d’IA dans leur travail quotidien. Cela implique non seulement la maîtrise de la technologie de l’IA, mais aussi la capacité à créer de la valeur en l’appliquant efficacement à diverses tâches. Par exemple, les développeurs utilisent des outils de codage basés sur l’IA pour accélérer le développement, les concepteurs utilisent l’IA pour améliorer la qualité de leurs conceptions et les planificateurs optimisent leur travail grâce à l’analyse des données. Ces talents sont considérés comme essentiels à la survie et à la compétitivité des entreprises.

  • LLM (Modèle de langage à grande échelle)

    LLM, acronyme de « Large Language Model », désigne un modèle d’intelligence artificielle capable de comprendre et de générer du langage naturel grâce à l’apprentissage à partir d’énormes quantités de données textuelles. Comme les humains apprennent le langage en lisant et en conversant, les LLM comprennent les modèles et le sens du langage en analysant des textes, des livres et du code provenant d’Internet. Ils peuvent effectuer diverses tâches liées au langage, telles que répondre à des questions, résumer des textes, traduire et même écrire du code. Les LLM sont aujourd’hui un élément essentiel de la technologie de l’IA dans le secteur informatique et sont activement utilisés dans le développement de nombreux services et outils.

  • BYOAI (Apportez votre propre IA)

    BYOAI, abréviation de « Bring Your Own AI », désigne la tendance des employés à utiliser volontairement des outils d’IA de leur choix, en complément de ceux fournis par leur entreprise, afin d’améliorer leur efficacité au travail. Ce concept est similaire au BYOD (« Bring Your Own Device »), qui consiste à utiliser son propre ordinateur portable ou smartphone pour le travail. Cela témoigne de l’initiative des employés à explorer les possibilités offertes par l’IA et à trouver les outils les plus adaptés à leurs besoins.

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