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« Aimeriez-vous acheter une maison dont le prix moyen est de 700 000 $ ? » > Actualités

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Publié le 21 février 2026 à 13h35. Devenir propriétaire au Canada est désormais hors de portée pour une part croissante de la population, alors que les prix de l’immobilier et les taux d’intérêt continuent de grimper, exigeant des revenus annuels considérables pour accéder à un logement.

  • Un revenu annuel du ménage d’au moins 162 000 $ est désormais nécessaire pour l’achat d’une maison moyenne au Canada.
  • Les dépenses mensuelles liées à l’achat d’une propriété, incluant hypothèque, taxes et services publics, dépassent les 4 000 $.
  • Outre le revenu, la cote de crédit, la localisation géographique et l’endettement existant sont des facteurs déterminants pour l’obtention d’un prêt hypothécaire.

L’accession à la propriété, un pilier traditionnel du rêve canadien, devient une réalité de plus en plus lointaine pour de nombreux Canadiens, en particulier ceux dans la vingtaine et la trentaine. Une analyse récente, menée par l’expert financier Christopher Liu, révèle l’ampleur des revenus nécessaires pour acquérir une maison au Canada en 2026.

Selon cette étude, le prix moyen d’une maison atteindra environ 698 881 $ (700 000 $ CAD) en 2026. Pour un premier acheteur souhaitant contracter un prêt hypothécaire avec une mise de fonds minimale de 5 à 10 % (soit environ 45 000 $ CAD), le montant total du prêt, incluant la prime d’assurance de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), s’élèvera à environ 681 200 $ CAD. Avec un taux d’intérêt hypothécaire actuel de 4,5 %, les mensualités se situent entre 3 450 $ et 3 750 $ CAD. À cela s’ajoutent les taxes foncières (entre 300 $ et 400 $ CAD), l’assurance (entre 100 $ et 150 $ CAD) et les frais de services publics (entre 200 $ et 300 $ CAD), portant le coût mensuel total du logement entre 4 050 $ et 4 600 $ CAD.

La SCHL recommande que les dépenses de logement ne dépassent pas 30 % du revenu brut. Pour respecter cette règle, le revenu mensuel brut d’un ménage doit se situer entre 13 500 $ et 15 300 $ CAD, ce qui équivaut à un revenu annuel compris entre 162 000 $ et 184 000 $ CAD. Or, le revenu médian des ménages canadiens étant bien inférieur à ces chiffres, même l’acquisition d’une maison de prix moyen représente un défi majeur pour la majorité des travailleurs.

L’obtention d’un prêt hypothécaire ne dépend pas uniquement du niveau de revenu. Les experts soulignent l’importance d’autres facteurs cruciaux :

  • La cote de crédit : Une bonne cote de crédit permet d’obtenir des taux d’intérêt plus avantageux, ce qui peut se traduire par des économies considérables sur la durée du prêt.
  • La localisation : Dans les grandes villes, les prix de l’immobilier sont plus élevés, mais les primes d’assurance, les taxes foncières et les coûts de transport (carburant, stationnement, etc.) l’augmentent également.
  • L’endettement existant : Les prêts étudiants et les remboursements de prêts automobiles réduisent la capacité d’emprunt.

Dans un contexte où un salaire annuel de 160 000 $ CAD est considéré comme le « minimum vital » pour accéder à la propriété, une refonte profonde des politiques du logement s’avère urgente. Le marché immobilier actuel s’éloigne de la réalité économique de la majorité des Canadiens. Plutôt que de se contenter d’augmenter l’offre de logements, le gouvernement doit adopter une approche globale, incluant des politiques de taux d’intérêt plus favorables et des incitations fiscales significatives pour les premiers acheteurs. Si la maison devient un simple produit d’investissement, inaccessible à une grande partie de la population, la frustration de la jeune génération pourrait avoir des conséquences sociales importantes.

Équipe éditoriale de JoongAng Ilbo de Toronto (news@koreadailytoronto.com)

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