Publié le 15 février 2026 13:52:00. Alice Robinson aborde ce soir la finale du slalom géant aux Jeux olympiques de Cortina d’Ampezzo avec sérénité, forte de ses succès en Coupe du monde et d’une préparation minutieuse axée sur l’aérodynamisme.
- Alice Robinson se sent détendue et confiante avant l’épreuve de slalom géant.
- Son entraîneur souligne une amélioration de son état d’esprit et de sa technique depuis les Jeux olympiques de 2022.
- L’équipe de Robinson a intégré des tests en soufflerie pour optimiser sa position et réduire la résistance à l’air.
Alice Robinson, âgée de 24 ans, est prête à en découdre sur les pistes d’Olympia delle Tofane à Cortina. Selon son entraîneur, Nils Coberger, la skieuse néo-zélandaise aborde cette deuxième chance olympique avec un calme inhabituel. Elle a effectué une dernière séance d’entraînement de deux heures satisfaisante et a bénéficié de soins de physiothérapie pour être au meilleur de sa forme.
Robinson avait terminé huitième de l’épreuve de Super-G, une discipline où elle occupe actuellement la deuxième place au classement de la Coupe du monde. En slalom géant, elle a remporté deux victoires cette saison, dont la dernière remonte à deux mois, au Canada. Elle se positionne actuellement à la cinquième place du classement général de la Coupe du monde.
Coberger insiste sur la transformation de Robinson depuis les Jeux olympiques d’hiver de 2022, où elle avait obtenu des résultats moins probants (22e en slalom géant, 25e en descente et abandon en Super-G).
« Son état d’esprit a évolué. Elle ne cherche plus à forcer, elle sait quand utiliser les bonnes tactiques. C’est une skieuse plus mature et plus expérimentée qu’il y a quatre ans. »
Nils Coberger, entraîneur d’Alice Robinson
Les conditions météorologiques devraient être nuageuses, mais l’équipe espère une baisse des températures qui permettrait d’obtenir une glace plus ferme. Les athlètes avaient rencontré des difficultés sur la neige molle lors de l’épreuve de Super-G jeudi soir. Coberger relativise :
« C’est la nature de notre sport. On peut tout préparer, mais si la météo ne nous est pas favorable, il faut s’adapter. On ne peut rien y faire. »
Nils Coberger, entraîneur d’Alice Robinson
La préparation d’Alice Robinson a également inclus des tests de traînée aérodynamique réalisés avec l’équipe d’innovation de High Performance Sport New Zealand (HPSNZ). Des expériences en soufflerie à l’Université d’Auckland ont analysé l’impact de différentes positions (groupée, semi-groupée et debout) sur la résistance à l’air.
« Il est parfois surprenant de constater à quel point de petites différences peuvent entraîner des variations significatives de plusieurs pour centages en termes de traînée aérodynamique. »
Simon Briscoe, responsable de l’innovation chez HPSNZ
Briscoe explique que, contrairement à certains sports pratiqués en environnement contrôlé, il est difficile d’évaluer précisément la performance d’un skieur en montagne.
« On n’a pas de retour d’information direct sur la traînée aérodynamique générée. C’est un aspect qui n’est généralement pas pris en compte. »
Simon Briscoe, responsable de l’innovation chez HPSNZ
Les résultats de ces tests devraient servir de base à la préparation des Jeux olympiques de Milano Cortina 2026.
Coberger a également souligné l’importance du plaisir dans la pratique du ski :
« Ils doivent en profiter. Je ne propose pas de parcours difficiles ou piégeux, mais des parcours qui permettent aux skieurs de s’exprimer. »
Nils Coberger, entraîneur d’Alice Robinson