Publié le 10 octobre 2025. Intel navigue entre optimisation de ses activités et expansion de ses capacités de fabrication de puces. L’entreprise lève le voile sur ses futures architectures graphiques, notamment la Xe3P, tout en maintenant un flou stratégique quant à une potentielle collaboration avec Nvidia.
- Intel présente sa nouvelle microarchitecture graphique Xe3, qui équipera la série Arc B (Battlemage) et promet des améliorations significatives en matière de performance et d’efficacité énergétique.
- L’avenir des GPU discrets « Celestial » (série C) reste flou, bien qu’Intel reconnaisse un manque de clarté dans sa nomenclature.
- Malgré d’importants investissements dans ses usines de fabrication, Intel admet ne pas encore avoir défini les contours d’un partenariat stratégique avec Nvidia.
Au cœur des annonces d’Intel, la microarchitecture graphique Xe3, qui promet une avancée architecturale majeure. Cette nouvelle génération, sous l’égide de la série Arc B (Battlemage), est attendue avec la puce Panther Lake. Intel anticipe des performances accrues, une meilleure efficacité énergétique par rapport à la gamme Arrow Lake H, et des fréquences d’images améliorées dans les jeux pour les variantes 12Xe. La « Next Arc family » portera le nom de Xe3P, une dénomination qui suscite des interrogations quant à son positionnement futur, notamment par rapport aux potentielles cartes graphiques discrètes de la gamme « Celestial » (série C).
Lors d’une conférence de presse, Tom Petersen, responsable de l’architecture graphique et logicielle chez Intel, a reconnu que la dénomination actuelle manquait de clarté. « Notre nom n’est pas idéal », a-t-il déclaré. « Si nous savions ce que nous savons aujourd’hui, nous aurions nommé ces choses différemment ». Il a également précisé que la famille Xe3P représentait « une avancée architecturale significative » et que son appellation « Celestial » était davantage un héritage qu’un indicateur définitif de sa nature.
Parallèlement à ces développements graphiques, Intel met en avant l’importance stratégique de ses installations de production. L’entreprise a notamment invité la presse à visiter son usine de chipsets à Phoenix, en Arizona, et son usine Fab 52 à Chandler. Ces sites sont cruciaux pour la production du nouveau procédé 18A d’Intel. Les journalistes ont pu constater l’ampleur des opérations, malgré les restrictions imposées pour des raisons de confidentialité industrielle. Les détails précis sur la taille des ateliers ou le nombre de puces produites restent confidentiels, Intel arguant de la nécessité de ne pas divulguer d’informations sensibles à la concurrence.
L’usine Fab 52, opérationnelle depuis 2021, a joué un rôle clé dans la stratégie d’Intel de relocalisation de sa production aux États-Unis. Cette période a été marquée par des changements significatifs au sein de l’entreprise, incluant le départ du PDG Pat Gelsinger et l’intérêt du gouvernement fédéral américain, sous la présidence de Donald Trump, pour une prise de participation dans Intel. Dans ce contexte, l’annonce d’un possible investissement de 5 milliards de dollars par Nvidia, ainsi que la promotion d’une puce combinant les processeurs Intel et les GPU Nvidia, ajoute une couche supplémentaire d’incertitude quant à la stratégie future de partenariat du géant des semi-conducteurs.
Interrogé sur la nature exacte d’une potentielle collaboration avec Nvidia, Tom Petersen a admis : « C’est tout nouveau. Nous ne connaissons pas encore toutes les réponses à cette question. Vous en saurez plus relativement bientôt. Nous sommes toujours en train de tout comprendre ». Cette déclaration souligne le caractère encore embryonnaire des discussions et la nécessité pour Intel de clarifier sa feuille de route, notamment pour le marché grand public, qui attend avec impatience des informations concrètes sur les futures générations de cartes graphiques.