Publié le 2025-10-05 01:21:00. Les qualifications du Grand Prix de Singapour ont révélé une Scuderia Ferrari en difficulté, reléguée au quatrième rang des forces en présence. Lewis Hamilton et Charles Leclerc, respectivement sixième et septième, expriment leur frustration face à une performance jugée insuffisante malgré un travail acharné.
- Ferrari se retrouve derrière McLaren, Red Bull et Mercedes, concédant une demi-seconde au poleman George Russell.
- Malgré des attentes élevées pour des circuits réputés favorables, la Scuderia peine à concrétiser, peinant à rivaliser pour les premières places.
- Les pilotes expriment leur incompréhension face à un décalage entre leurs performances ressenties et les résultats obtenus.
La performance de Ferrari lors des qualifications de Singapour a confirmé une tendance inquiétante : la Scuderia n’est plus qu’une quatrième force du plateau. L’écurie italienne se retrouve ainsi distancée non seulement par les habituelles McLaren, mais aussi par les Red Bull de Max Verstappen et, fait notable, par les deux Mercedes. L’écart de près d’une demi-seconde entre Lewis Hamilton, sixième, et le poleman George Russell, met en lumière un déficit important, d’autant plus que la marge entre Hamilton et les Haas, tels que celle d’Oliver Bearman, était de seulement 0,180 seconde lors de la Q3.
Après une analyse post-Monza, Ferrari avait identifié Bakou et Marina Bay comme des tracés potentiellement bénéfiques pour sa monoplace SF-25. Si personne n’imaginait une domination de la Scuderia sur ces circuits, une lutte pour le podium, même pour la plus basse marche, était considérée comme légitime. La réalité actuelle est tout autre, avec des « résurrections » observées du côté de Red Bull et, lors de cette manche singapourienne, de Mercedes.

Au-delà des chiffres bruts, l’attitude de Lewis Hamilton lors de son tour d’installation a été révélatrice de sa frustration. L’air pensif, son lent et mesuré passage en piste en disait long. Peu après, le pilote britannique a pointé du doigt des procédures de gestion de course inhabituelles, comme sa position de sortie de la voie des stands à des moments cruciaux. Si ses remarques peuvent avoir un fondement, il est difficile d’imaginer que l’ordre de sortie des voitures soit le principal problème de la SF-25. Néanmoins, la lassitude de Lewis est palpable. Après la trêve estivale, ses performances s’étaient nettement améliorées, le feeling tant recherché avec la monoplace semblait enfin trouvé, mais la limitation intrinsèque de la voiture demeure un obstacle de taille.
Charles Leclerc partage ce sentiment d’impuissance. « Bakou et Singapour sont deux de mes circuits préférés », a-t-il déclaré, « et je crois personnellement y être particulièrement performant cette saison, mais ce n’est pas une bonne sensation quand, à la fin d’un tour que l’on pense excellent, on réalise qu’on est sixième ou septième. » Ce constat d’un travail bien exécuté sans la récompense attendue est désormais une expérience commune pour Hamilton, qui se retrouve confronté à un scénario familier pour son coéquipier. L’amélioration des performances des rivaux, à l’image du retour de Red Bull et de la forme retrouvée de Mercedes, accentue cette frustration.

La saison 2025 s’avère compliquée pour George Russell chez Mercedes, confronté à une voiture difficile à piloter, imprévisible et loin des performances des McLaren. Il a néanmoins connu des journées positives, loin de changer la donne de la saison, mais témoignant du travail accompli. Chez Ferrari, ce manque de performances concrètes, malgré les efforts, laisse un sentiment d’éparpillement, la direction à prendre semblant incertaine pour diverses raisons.

Frederic Vasseur, le directeur de l’équipe, anticipe une course où les dépassements seront difficiles. « La course de demain pourrait être une autre histoire, bien que sur cette piste, ce ne sera pas facile de remonter. Nous allons donc adopter une approche agressive, y compris en termes de stratégie », a-t-il expliqué, confirmant une tentative de « coup de poker » tactique. Charles Leclerc a d’ailleurs expérimenté une modification de la répartition des charges sur l’aileron avant en Q3, ultime tentative pour réduire le survirage. Les blagues de l’équipe visent à compenser ce que la voiture ne permet pas intrinsèquement. Si un gain minime peut être obtenu d’ici la fin de la saison, la tendance générale pour le millésime 2025 semble déjà tracée.