Publié le 28 octobre 2025. Le géant du commerce en ligne Amazon a annoncé un plan de suppression de 14 000 postes dans son secteur administratif, une mesure visant à rationaliser les coûts face à des embauches massives durant la pandémie de COVID-19.
- Amazon s’apprête à licencier environ 14 000 employés dans ses équipes non opérationnelles.
- Cette décision s’inscrit dans une stratégie de réduction des dépenses et de lutte contre une « bureaucratie excessive » selon le PDG Andy Jassy.
- D’autres géants de la tech comme Microsoft et Meta ont également annoncé des plans de réduction d’effectifs ces derniers mois.
La nouvelle, confirmée par l’entreprise ce mardi, intervient après des semaines de spéculations. L’agence de presse Reuters avait évoqué lundi un projet de suppression s’élevant à 30 000 emplois, soulignant que ces licenciements répondent à un besoin de réajustement suite aux recrutements intensifs effectués pendant la période de crise sanitaire, où la demande pour les services en ligne avait explosé.
Pour l’heure, Amazon n’a pas précisé où ces réductions auront lieu, ni combien de travailleurs sont directement concernés dans des pays comme l’Allemagne. Les postes administratifs sont particulièrement visés : le magazine Fortune rapporte que le département des Ressources Humaines pourrait voir environ 15 % de ses effectifs supprimés. Les interrogations portent également sur l’avenir des employés des entrepôts, où l’entreprise accélère l’intégration de robots et de l’intelligence artificielle pour automatiser les tâches.

Le PDG Andy Jassy a justifié cette initiative par la nécessité de fluidifier l’organisation, évoquant une « bureaucratie excessive » à éradiquer, ce qui implique également une réduction du nombre de cadres. M. Jassy avait d’ailleurs souligné en juin dernier que l’usage croissant de l’intelligence artificielle dans les missions répétitives conduirait probablement à de nouveaux licenciements. L’entreprise, qui emploie actuellement 1,5 million de personnes à travers le monde, doit présenter ses résultats du troisième trimestre le 30 octobre.

Sur les marchés financiers, la réaction a été positive : l’action Amazon a clôturé en hausse de 1,2 % à Wall Street suite aux premières rumeurs, gagnant encore 0,3 % dans les échanges avant l’ouverture ce mardi. Ces suppressions d’emplois font écho à des mouvements similaires observés chez d’autres poids lourds de la tech américaine. Microsoft avait annoncé en juillet l’extension de son plan de licenciement à 15 000 postes, tandis que Meta a licencié environ 600 personnes de sa division IA mercredi, après une période de recrutement intense.