Publié le 10 août 2025. L’ancien acteur Ammar Zoni est à nouveau au cœur d’une affaire de stupéfiants, cette fois soupçonné d’avoir servi de plaque tournante pour un réseau de trafic de drogue depuis la prison de Salemba, à Jakarta. Les autorités ont découvert l’utilisation d’une application de messagerie sécurisée pour coordonner les opérations.
- Ammar Zoni aurait agi comme « entrepôt » pour la méthamphétamine et le tabac synthétique au sein de la prison de Salemba.
- Les substances illicites étaient ensuite distribuées à d’autres détenus pour être écoulées à l’extérieur.
- Une application de communication sécurisée, Zangi, aurait été utilisée par le réseau pour échapper à la surveillance.
Les faits ont été révélés lors du transfert du dossier du suspect et des preuves de la police de Cempaka Putih au parquet du district central de Jakarta. Selon les investigations, Ammar Zoni aurait reçu des stupéfiants de personnes extérieures à l’établissement pénitentiaire. Il les aurait ensuite remis à plusieurs autres détenus, identifiés sous les initiales MR, AM, A et AP, chargés de la distribution finale.
Lors des perquisitions dans les cellules des suspects, les enquêteurs ont saisi de la méthamphétamine, du cannabis et du tabac synthétique, ainsi que d’autres éléments probants liés au trafic.
« Ammar Zoni servait d’entrepôt pour les stupéfiants dans le centre de détention de Salemba. Il ne vendait pas, mais gardait de la méthamphétamine et du tabac synthétique qui étaient ensuite distribués à d’autres suspects. »
Agung Irawan, Chef par intérim du renseignement du parquet du district central de Jakarta
Le chef de l’unité d’enquête criminelle de la police de Cempaka Putih, Iptu Mulyadi, a précisé que l’application Zangi était privilégiée par les suspects pour coordonner la communication et les livraisons de stupéfiants, dans le but d’éviter d’être tracés.
« Notre individu recherché est une personne nommée André. Ils communiquaient via l’application Zangi. »
Iptu Mulyadi, Chef de l’unité d’enquête criminelle de la police de Cempaka Putih
Outre Ammar Zoni, six autres personnes ont été mises en examen. Parmi elles figure Asep, un coursier qui aurait réceptionné la marchandise d’un suspect en fuite, identifié comme André. Les suspects font face à des accusations en vertu de la loi sur les stupéfiants, passibles de peines pouvant aller jusqu’à 15 ou 16 ans de prison.
Il est à noter qu’Ammar Zoni n’en est pas à ses premières démêlés avec la justice concernant des affaires de stupéfiants. Le volume exact des preuves saisies est toujours en cours d’évaluation par les autorités. L’affaire a été transmise au tribunal du district central de Jakarta pour la suite de la procédure judiciaire, où le rôle de chaque suspect sera détaillé dans l’acte d’accusation officiel.