L’Angleterre lance sa Coupe du monde de cricket féminin avec un affrontement prometteur contre l’Afrique du Sud à Guwahati. Après une victoire encourageante contre l’Australie lors de leur match de préparation, les Lionnes abordent ce tournoi avec une confiance prudente, visant au minimum les demi-finales.
Les débuts sud-africains ont été marqués par une série de wickets rapides encaissés face aux lanceuses anglaises. Dès le premier sur, Linsey Smith, lors de ses débuts en Coupe du monde, a fait trembler les Sud-Africaines en éliminant la capitaine Laura Wolvaardt, prise au retour par la lanceuse elle-même. Le score est alors de 9 pour 1. La dynamique s’est poursuivie avec la perte successive de Tamzin Brits, également sur une belle livraison de Smith, portant le score à 12 pour 2. Malgré ces revers, les frappeuses sud-africaines, comme Sune Luus et Marizanne Kapp, ont tenté de réagir, marquant quelques limites pour tenter de stabiliser l’innings.
Cependant, la discipline des Anglaises et leur capacité à exploiter les erreurs adverses se sont avérées décisives. Le 5ème sur a vu Anneke Bosch être éliminée, portant le bilan à 17 pour 3. Luus a ensuite été victime d’un excellent retour de Lauren Bell, envoyant les Sud-Africaines à 17 pour 4. La nouvelle frappeuse Marizanne Kapp a survécu à une tentative de LBW (Leg Before Wicket) avant de réussir à placer une balle pour quatre points. Mais l’élan de l’Angleterre s’est maintenu.
Avant le début du match, la sélection anglaise présentait des choix forts, avec notamment le retour de Heather Knight après blessure pour son 100ème ODI. L’équipe a résolu le dilemme concernant Alice Capsey et Emma Lamb en les incluant toutes les deux dans un alignement de frappeuses conséquent. Lauren Bell est la seule spécialiste du lancer rapide, soutenue par Nat Sciver-Brunt.
Pour l’Afrique du Sud, Laura Wolvaardt menait une équipe solide, dont neuf des joueuses étaient présentes lors de la finale de la Coupe du monde T20 de l’année précédente. Le tirage au sort a vu l’Angleterre choisir de lancer en premier, une décision stratégique visant à exploiter les conditions sous les lumières.
Dans les coulisses, les discussions pré-tournoi ont également mis en lumière les défis auxquels sont confrontées les joueuses de cricket féminin. Tammy Beaumont, dans une interview récente, a souligné la nécessité de protéger les joueuses des abus en ligne, un phénomène en augmentation qui contraste avec les efforts de développement du jeu et d’interaction avec les fans. Elle a évoqué des expériences dégoûtantes, incluant des commentaires racistes et sexistes, sans qu’une réelle action ne soit entreprise pour y remédier.
Ce tournoi, doté d’une bourse de 13,8 millions de dollars (environ 10,3 millions de livres sterling), représente une étape cruciale pour le cricket féminin, en particulier pour l’Inde qui accueille la compétition. L’accent est de plus en plus mis sur la reconnaissance et le professionnalisme des joueuses, bien que des comparaisons avec leurs homologues masculins, comme lors du récent « Handshakegate », continuent de surgir.