Publié le 7 février 2026 à 11h16. L’année 2025 a marqué un tournant décisif pour l’industrie automobile européenne, avec une croissance modérée des immatriculations mais des changements profonds dans les préférences des acheteurs, notamment une préférence croissante pour les motorisations hybrides et une confirmation de l’attrait pour les modèles économiques et fiables.
- Les immatriculations de voitures neuves en Europe (Union européenne, pays de l’AELE et Royaume-Uni) ont augmenté de 2,4 % en 2025, atteignant 13 271 270 unités.
- Les véhicules hybrides, toutes motorisations confondues, sont devenus le type de motorisation le plus vendu en Europe, dépassant les voitures à essence.
- La Dacia Sandero conserve son titre de voiture la plus vendue en Europe, malgré une légère baisse de ses ventes.
L’année 2025 a confirmé une mutation profonde du marché automobile européen. Si le nombre total de voitures neuves immatriculées a progressé de 2,4 %, atteignant 13 271 270 unités contre 12 962 714 en 2024, cette croissance masque des disparités importantes entre les différents pays. L’Espagne a enregistré la plus forte hausse, avec une augmentation de 12,9 %, suivie par le Royaume-Uni (+3,5 %). La plupart des autres grands marchés européens ont stagné, voire reculé, suggérant que cette croissance globale est davantage le fruit d’élans régionaux que d’une reprise généralisée.
La fin d’année a été particulièrement dynamique, avec 1 173 205 véhicules neufs immatriculés en décembre dans l’UE, l’AELE et le Royaume-Uni, soit une hausse de 7,6 % par rapport à décembre 2024. Cette tendance confirme que les acheteurs restent attentifs aux opportunités de fin d’année, d’autant plus que l’offre de véhicules électrifiés s’élargit.
Le succès continu de la Dacia Sandero : un choix rationnel
Malgré les avancées technologiques et les incitations politiques en faveur des véhicules électriques, la Dacia Sandero a une fois de plus dominé les ventes européennes en 2025, avec 238 500 unités immatriculées. Bien que ce chiffre représente une baisse d’environ 11 % par rapport à 2024, l’écart avec ses concurrentes reste suffisant pour maintenir sa position de leader. Ce succès témoigne de l’attachement des consommateurs européens à un rapport qualité-prix avantageux, à une technologie éprouvée et à une offre claire.
La Renault Clio se classe deuxième avec 229 300 ventes, confirmant sa popularité durable. Le VW T-Roc rénové arrive en troisième position (210 100 unités), illustrant l’attrait continu des crossovers compacts. La VW Golf, référence historique du marché européen, suit de près avec 194 500 immatriculations.
Les Toyota Yaris Cross (près de 190 000 unités), VW Tiguan (+17 % de croissance), Peugeot 208 et Peugeot 2008 complètent le top dix, tandis que les Dacia Duster et Opel Corsa confirment la préférence des Européens pour les modèles pratiques et bien établis.
Les hybrides prennent la tête : une révolution silencieuse
Le changement le plus significatif de 2025 ne réside pas dans les performances des modèles individuels, mais dans l’évolution des motorisations. Pour la première fois, les voitures hybrides – légères et complètes – ont dépassé les voitures à essence en termes de ventes, capturant 34,4 % du marché européen avec 4 566 850 unités immatriculées. Cette progression de 12,4 % témoigne d’une tendance structurelle et non d’un simple effet de mode.
Cette popularité croissante des hybrides s’explique en partie par l’intégration systématique de la technologie hybride légère dans la plupart des nouveaux véhicules. Les acheteurs semblent privilégier un compromis entre motorisation traditionnelle et électrification, évitant ainsi les solutions 100 % thermiques ou 100 % électriques.
Les ventes de voitures à essence ont chuté de 18,9 % en 2025, pour atteindre 3 467 041 unités, représentant une part de marché de 26,1 %. Les voitures électriques occupent la troisième place avec 2 585 187 immatriculations, affichant une croissance de 29,7 % et une part de marché de 19,5 %. Les hybrides rechargeables ont également connu une forte progression (+33,4 % et 9,6 % de part de marché), dépassant pour la première fois les voitures diesel, dont la part de marché continue de s’éroder (7,7 % et -24 % de ventes).

