Publié le 2021-10-21 00:00:00. Le 21 octobre marque des anniversaires notables, de la naissance du trompettiste de jazz Dizzy Gillespie à la reconnaissance posthume du romancier argentin Héctor Tizón, en passant par les célébrations de prix littéraires prestigieux et les hommages à des figures culturelles marquantes.
- Le 21 octobre 1917 naissait Dizzy Gillespie, figure emblématique du jazz, connu pour ses collaborations avec Charlie Parker et ses visites en Argentine.
- En 1929, naissait l’écrivaine américaine Ursula K. Le Guin, pionnière de la science-fiction et de la fantasy, et le romancier argentin Héctor Tizón, dont l’œuvre fut marquée par son exil sous la dictature.
- Ce jour a également vu l’attribution du prix Nobel de littérature à Pablo Neruda en 1971 et à Gabriel García Márquez en 1982, ainsi que le décès de l’écrivain beatnik Jack Kerouac en 1969 et du cinéaste français François Truffaut en 1984.
L’histoire retient le 21 octobre comme une date riche en événements culturels et artistiques. En 1917, Cheraw, en Caroline du Sud, accueillait la naissance de John Birks Gillespie, plus connu sous le nom de Dizzy Gillespie. Ce trompettiste de génie, dont la carrière a été jalonnée de collaborations légendaires, notamment avec Charlie Parker, a marqué de son empreinte le paysage du jazz. Ses séjours en Argentine, où il enregistra notamment avec Osvaldo Fresedo, témoignent de son lien avec le pays. Il nous a quittés en 1993.
L’année 1929 fut particulièrement prolifique. À Yala, dans la province de Jujuy en Argentine, naissait Héctor Tizón. Auteur de romans reconnus tels que « Incendie à Casabindo » ou « La maison et le vent », il fut également une figure diplomatique, contraint à l’exil durant la dernière dictature argentine. Parallèlement, à Berkeley, en Californie, voyait le jour Ursula K. Le Guin. Cette romancière d’exception s’est illustrée dans les genres de la science-fiction et de la fantasy, explorant des thèmes tels que le féminisme à travers des œuvres majeures comme « La Main gauche de la nuit » et la saga « Terramar ». Elle fut honorée à de multiples reprises, remportant huit fois le prix Hugo et six fois le prix Nebula. Elle avait d’ailleurs collaboré avec la poétesse argentine Diana Bellessi pour l’ouvrage « Jumeaux de rêve ».
La journée du 21 octobre est aussi marquée par des disparitions notables dans le monde des lettres et du cinéma. En 1969, Jack Kerouac, l’un des piliers de la littérature beatnik et auteur du célèbre roman « Sur la route », s’éteignait à l’âge de 47 ans des suites d’une cirrhose. En 1984, la France perdait François Truffaut, figure emblématique de la Nouvelle Vague. Ce cinéaste prolifique, connu pour des œuvres comme « Jules et Jim » et la saga autobiographique autour d’Antoine Doinel, est décédé à 52 ans des suites d’une tumeur au cerveau. Son ouvrage « Le Cinéma selon Hitchcock » reste une référence pour appréhender l’œuvre du maître du suspense.
Sur la scène littéraire internationale, le 21 octobre résonne avec des distinctions majeures. En 1971, le poète chilien Pablo Neruda se voyait décerner le prix Nobel de littérature. L’Académie suédoise saluait ainsi « une poésie qui, sous l’action d’une force élémentaire, donne vie au destin et aux rêves d’un continent ». Dix ans plus tard, en 1982, c’est au tour du Colombien Gabriel García Márquez d’être récompensé par le prix Nobel de littérature. Le maestro du réalisme magique, auteur de « Cent ans de solitude », s’était distingué par son style unique et son appartenance au « Boom » de la littérature latino-américaine. Il avait marqué les esprits en recevant son prix Nobel non pas en frac, mais dans un liquiliqui, tenue traditionnelle des Caraïbes.
Enfin, le 21 octobre est célébré comme la Journée de la radioamateur, commémorant la fondation du Radioclub Argentin en 1921. C’est également la Journée mondiale des économies d’énergie.