Publié le 6 février 2026 à 07h42. Anthem Wrestling Exhibitions, la société mère de TNA Wrestling, a engagé une action en justice contre l’ancienne catcheuse Gail Kim, dans le cadre d’un différend lié à son départ et à la crainte de potentielles poursuites de sa part. L’entreprise cherche à établir qu’elle était une entrepreneure indépendante et non une employée.
- Anthem Wrestling a déposé une plainte devant le tribunal de la chancellerie de Nashville.
- Le litige porte sur la classification de Gail Kim comme entrepreneure indépendante.
- L’entreprise craint que Kim ne dépose une plainte en vertu du Florida Private Whistleblower Act.
Le conflit entre Anthem Wrestling et Gail Kim s’est intensifié avec le dépôt d’une action en justice par la société, le 2 février 2026. Anthem cherche à obtenir une décision judiciaire confirmant que le droit du Tennessee, et non celui de Floride, s’applique à sa relation avec l’ancienne catcheuse. Cette démarche intervient après que Kim ait informé Anthem de son intention de potentiellement déposer une plainte en vertu du Florida Private Whistleblower Act, une loi protégeant les lanceurs d’alerte.
Au cœur de ce litige se trouve la question du statut professionnel de Gail Kim. Anthem insiste sur le fait qu’elle était une entrepreneure indépendante, et non une employée. L’entreprise se réfère à un contrat de services signé en septembre 2022, qui définissait les relations avec les talents, la production des matchs et les services aux artistes. Ce contrat, arrivé à expiration fin 2024, avait été remplacé par un accord mensuel.
Le contrat de réservation, cité dans le dossier judiciaire, stipulait clairement :
« [Kim] sera à tout moment un entrepreneur indépendant (et non un employé ou un agent de [AWE]) ; par conséquent, [Kim] ne participera à aucun régime ou programme d’avantages sociaux que [AWE] fournit ou peut fournir à ses employés, y compris, mais sans s’y limiter, des prestations de retraite, de participation aux bénéfices, de soins médicaux, dentaires, d’indemnisation des accidents du travail, d’assurance-vie et de vacances ou de maladie. »
Extrait du contrat de réservation
Anthem souligne également que Gail Kim travaillait principalement depuis son domicile, ne disposait pas de bureau dédié au sein de l’entreprise et participait à d’autres projets, tels que The Amazing Race Canada et The Traitors Canada. Elle était rémunérée via des formulaires 1099, utilisés pour les revenus des travailleurs indépendants, et non par le biais d’un bulletin de salaire W-2, réservé aux employés.
Cette action en justice s’inscrit dans un contexte de restructuration plus large au sein d’Anthem Wrestling. L’entreprise a précisé que le départ de Kim faisait partie d’une initiative comprenant le non-renouvellement des contrats de deux autres sous-traitants et le licenciement de cinq employés. En mai 2025, Anthony Ciccione avait également quitté son poste de président du groupe sportif d’AWE Sports & Entertainment.
Selon Anthem :
« Dans le cadre de la restructuration d’AWE, l’ancien président du groupe sportif d’AWE Sports & Entertainment, Anthony Ciccione, a démissionné de ses fonctions en mai 2025. »
Anthem Wrestling Exhibitions, LLC
Anthem demande au tribunal de déclarer officiellement Gail Kim entrepreneure indépendante. Une telle décision empêcherait Kim de poursuivre ses réclamations en vertu du Florida Private Whistleblower Act, du Florida Civil Rights Act et du titre VII du Civil Rights Act de 1964. L’entreprise réclame également le remboursement de ses frais de justice et d’avocat.
En décembre 2025, Gail Kim avait publiquement annoncé avoir décliné une offre de retour à la WWE. À ce jour, il n’y a aucune indication dans les archives judiciaires qu’elle ait été officiellement informée de la plainte, et aucune date d’audience n’a été fixée.
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