Home Économie Approche présidentielle confirmée : L’éducation, un domaine de souveraineté à redresser

Approche présidentielle confirmée : L’éducation, un domaine de souveraineté à redresser

0 comments 33 views

Publié le 15 février 2024 10:30:00. Le président Kaïs Saïed réaffirme l’éducation comme une priorité nationale, la comparant à des nécessités fondamentales comme l’eau et l’air, et annonce la mise en place imminente d’un Conseil supérieur de l’éducation pour une réforme en profondeur du système.

  • Le président Saïed considère l’éducation comme un pilier de la souveraineté nationale.
  • La lutte contre l’analphabétisme, y compris une forme insidieuse liée au manque d’esprit critique, est au cœur de ses préoccupations.
  • Une réforme globale et urgente du système éducatif est préconisée pour corriger les erreurs passées et garantir un accès équitable à l’éducation.

L’éducation tunisienne est une nouvelle fois placée au centre des préoccupations du président de la République. Lors d’une rencontre avec les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation, Kaïs Saïed a souligné l’importance cruciale de ce secteur, le qualifiant de droit fondamental au même titre que l’accès à l’eau et à l’air. Cette vision, réitérée à plusieurs reprises, témoigne de la place centrale qu’il accorde à l’éducation dans le projet de reconstruction nationale.

Pour le chef de l’État, l’éducation est un domaine de souveraineté, justifiant la création prochaine du Conseil supérieur de l’éducation, prévu par la Constitution. Ce conseil aura pour mission de rectifier les orientations passées, que le président Saïed juge souvent erronées. Il a insisté sur le fait que la correction d’une mauvaise option peut prendre des décennies à porter ses fruits, soulignant ainsi l’urgence d’agir.

Au-delà des taux d’analphabétisme traditionnels, le président Saïed s’inquiète d’une forme d’analphabétisme plus subtile, résultant d’un affaiblissement de l’esprit critique et de la pensée libre. Il dénonce ce qu’il appelle un « assassinat de l’esprit critique et de la pensée libre », qui conduit à une incapacité à analyser et à comprendre le monde, bien au-delà de la simple incapacité à lire et à écrire. Ce phénomène, selon lui, est plus préjudiciable que l’analphabétisme classique.

Lors de la réunion élargie du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, qui s’est tenue à la veille de la rentrée scolaire et universitaire, le président Saïed a plaidé pour une réforme globale et urgente. Il a critiqué les « rafistolages » du passé, des mesures présentées comme positives mais qui ont, selon lui, conduit à une dégradation systématique des programmes scolaires. Il a également pointé du doigt l’usure des infrastructures éducatives et la détérioration des moyens de transport scolaire, facteurs aggravants de l’analphabétisme.

Malgré ces constats alarmants, le président Saïed se montre optimiste quant au potentiel des Tunisiens. Il est convaincu que, si les conditions appropriées sont réunies, ils peuvent faire preuve de créativité et de savoir-faire, et relever les défis auxquels le pays est confronté. L’éducation, pour lui, est un levier essentiel de la reconstruction nationale et un atout majeur dans la lutte pour la libération nationale. Il a donc insisté sur la nécessité d’éviter les erreurs du passé et d’avancer résolument sur la voie du redressement et de la réussite, conformément aux attentes du peuple.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.