Home Sciences et technologies Après Artemis II, que sait-on et à quoi pourrait ressembler le prochain voyage de la NASA sur la Lune

Après Artemis II, que sait-on et à quoi pourrait ressembler le prochain voyage de la NASA sur la Lune

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Publié le 7 février 2026. Le programme Artémis, qui ambitionne de renvoyer des humains sur la Lune après plus d’un demi-siècle, se précise avec la sélection de neuf zones d’atterrissage potentielles au pôle Sud lunaire et un report du lancement d’Artémis II à mars prochain.

  • La NASA a reporté le lancement d’Artémis II à mars pour finaliser les tests d’approvisionnement en carburant et les ajustements techniques du vaisseau spatial.
  • Neuf régions candidates pour l’atterrissage d’Artémis III ont été identifiées au pôle Sud lunaire, en raison de leur potentiel scientifique et de la présence possible de ressources en eau.
  • Le programme Artémis vise à établir une présence humaine durable sur la Lune et à préparer les futures missions vers Mars.

Le programme Artémis marque un tournant majeur dans l’exploration spatiale, avec l’objectif de poser à nouveau le pied sur la Lune, cette fois-ci en se concentrant sur le pôle Sud, une région inexplorée riche en potentiel scientifique. La mission Artémis III, en particulier, est destinée à réaliser le premier alunissage habité dans cette zone, ouvrant la voie à une présence humaine durable et à la préparation des expéditions vers Mars.

Actuellement, la NASA a annoncé un report du lancement d’Artémis II, initialement prévu pour bientôt, à mars prochain. Ce délai permettra de mener à bien les derniers tests d’approvisionnement en carburant et d’effectuer les ajustements techniques nécessaires au vaisseau spatial. Artémis II sera le premier vol habité du programme, une mission cruciale qui orbitera autour de la Lune pour tester les systèmes du vaisseau Orion et du Système de lancement spatial (SLS) avant l’alunissage prévu avec Artémis III.

L’agence spatiale américaine a identifié neuf régions candidates pour l’atterrissage d’Artémis III, toutes situées à proximité de l’extrémité Sud lunaire. Ces zones ont été sélectionnées en fonction de leur valeur scientifique, de la disponibilité des fenêtres de lancement, de leurs caractéristiques géologiques et de la capacité à maintenir une communication fiable avec la Terre.

« La sélection de ces régions montre notre engagement à faire atterrir l’équipage en toute sécurité près du pôle Sud lunaire, où il pourra découvrir de nouvelles découvertes scientifiques et apprendre à vivre sur la surface lunaire. »

Lakiesha Hawkins, administratrice adjointe du programme De la Lune à Mars

Le pôle Sud lunaire présente un intérêt particulier en raison de la présence de régions en ombre permanente, susceptibles de contenir des ressources précieuses telles que l’eau. Selon la NASA, ces zones froides et sombres pourraient également renfermer des composés essentiels pour la compréhension de l’histoire du système solaire et de la formation de la Lune.

L’objectif principal d’Artémis III, selon la documentation officielle de la NASA, est de « ramener l’humanité sur la Lune et explorer des zones jamais visitées auparavant ». Au-delà de l’alunissage sécurisé, la mission vise à collecter des échantillons et des données qui feront progresser notre compréhension des processus planétaires et de l’histoire de notre système solaire.

Le lancement d’Artémis III est prévu depuis le Centre spatial Kennedy de la NASA en Floride, à l’aide de la fusée SLS. Le vaisseau Orion transportera quatre astronautes. Une fois en orbite lunaire, Orion s’amarrera au système d’atterrissage humain (HLS), développé par SpaceX. Le vaisseau spatial, baptisé « Starship », devra subir une série de tests sans équipage avant de transporter les astronautes à la surface lunaire.

Le retour sur Terre impliquera le décollage de Starship de la surface lunaire, son amarrage à Orion en orbite, le transfert des échantillons et des fournitures, puis la séparation d’Orion. Ce dernier utilisera le module de service européen pour effectuer la poussée finale vers la Terre, où la capsule habitée amerrira dans l’océan Pacifique, assistée par onze parachutes. La rentrée atmosphérique se fera à une vitesse d’environ 40 000 kilomètres par heure, selon l’ESA.

Le programme Artémis ambitionne d’établir une présence humaine durable sur la Lune, avec la mise en place d’une station lunaire et la préparation des futures missions habitées vers Mars. Comme l’a souligné Thomas Zurbuchen, ancien administrateur associé de la NASA, la NASA considère que la Lune possède un immense potentiel scientifique et que les astronautes joueront un rôle crucial dans son exploration.

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