Publié le 2 novembre 2025. La procureure militaire israélienne, Yifat Tomer-Yerushalmi, a disparu après avoir démissionné suite à des allégations d’implication dans la fuite d’une vidéo choquante. Retrouvée saine et sauve, son affaire ravive les controverses sur les pratiques militaires israéliennes.
- La procureure militaire Yifat Tomer-Yerushalmi, disparue dimanche, a été retrouvée et se trouve en vie.
- Sa disparition a coïncidé avec sa démission, sur fond d’enquête sur la diffusion d’une vidéo d’abus sur un détenu palestinien.
- L’incident suscite une vive polémique en Israël sur les conditions de détention et les méthodes de l’armée.
La disparition de la générale de division Yifat Tomer-Yerushalmi, procureure militaire générale d’Israël, a semé l’inquiétude dans le pays. Selon les informations d’Israel Broadcasting Corporation, le contact avec la magistrate aurait été perdu dimanche matin, laissant derrière elle un « message d’adieu ». Les recherches intensives lancées par la police ont conduit à la découverte de son véhicule abandonné près d’une plage au nord de Tel-Aviv, contenant un message qui « soulevait de sérieuses inquiétudes quant à son sort ». Cependant, un porte-parole a ultérieurement confirmé qu’un contact avait été rétabli et que la procureure était vivante.
La démission de Mme Tomer-Yerushalmi, intervenue deux jours auparavant, est directement liée à une enquête interne concernant sa possible implication dans la fuite d’une vidéo. Ce document, diffusé par la chaîne Channel 12, mettrait en évidence des actes d’agression sexuelle et physique commis par des soldats israéliens à l’encontre d’un détenu palestinien dans le centre de détention de Sde Teiman, dans le sud de la bande de Gaza. Le chef d’état-major de l’armée israélienne avait donné instruction à la division des opérations de mobiliser tous les moyens disponibles pour retrouver rapidement la procureure.
Cet événement a ravivé un débat déjà houleux en Israël concernant les pratiques de l’armée israélienne dans les centres de détention de Palestiniens durant la guerre en cours à Gaza. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait qualifié la fuite de cette vidéo, révélée en août dernier, comme potentiellement « la plus grande attaque de relations publiques » subie par Israël depuis sa création. Les médias israéliens, quant à eux, ont revendiqué la responsabilité de la diffusion de ces images, arguant vouloir contrer une « propagande mensongère » dirigée contre les autorités militaires.