Publié le 2025-10-18 18:48:00. Deux semaines après la découverte d’un cheval ligoté au Russey, une habitante indignée, connaissant bien la race comtoise, s’exprime. Elle dénonce la maltraitance animale et appelle au retrait des chevaux de leur propriétaire.
La découverte le 5 octobre dernier d’un cheval ligoté dans un trou au Russey, qui avait suscité une vive émotion, continue de faire réagir. Marion Roch, une chanteuse originaire de la commune et familière du monde du cheval comtois, avait exprimé sa colère sur les réseaux sociaux peu après notre article. Son message, largement partagé, témoigne d’une indignation toujours palpable deux semaines plus tard.
« Cet été, j’ai trouvé une jument de deux ans qui avait l’air d’avoir sept mois tellement elle était mal nourrie et avait un ballon de foot à la place de l’œil, on aurait dit qu’il était crevé », raconte-t-elle aujourd’hui.
Marion Roch
L’habitante relate également une précédente rencontre avec le propriétaire présumé de l’animal découvert ligoté. Après une première tentative de déni, celui-ci aurait finalement reconnu être le propriétaire de la jument blessée. Une explication jugée peu crédible par Marion Roch, qui avance la théorie d’un abandon délibéré pour éviter les frais vétérinaires.
Elle dénonce au sein de la communauté du cheval comtois une forme d’« omerta » qui entoure cette affaire. Si elle a choisi de s’exprimer, c’est dans le but de résoudre la situation de manière pacifique, tout en condamnant fermement les réactions extrêmes observées sur internet. « Je ne veux pas qu’il soit insulté sur les réseaux sociaux. Les gens ne savent pas doser. Il y en a qui parlent de meurtre, de se venger, je ne suis pas du tout d’accord avec ça. Certaines réactions me font peur », confie la jeune femme. Son unique revendication est le retrait des chevaux de leur propriétaire.
Une pétition déjà forte de 44 000 signatures
Dans la foulée des événements, une pétition en ligne a été lancée, réclamant « une peine exemplaire » pour l’auteur des faits. Décrivant un acte de « barbarie » et soulignant la souffrance endurée par l’animal, la mobilisation a rapidement pris de l’ampleur. Ce texte, qui qualifie l’acte de « meurtre lent par le froid et la peur », a recueilli plus de 44 000 signatures au moment de la rédaction de cet article. L’audience au tribunal est prévue pour mars prochain, et la pétition pourrait encore gagner en soutien d’ici là.