Une nouvelle vague d’escroqueries sur WhatsApp cible les utilisateurs en se faisant passer, de manière particulièrement sophistiquée, par un cabinet d’avocats suisse. Les fraudeurs parviennent ainsi à soutirer des informations personnelles, ouvrant la voie à des vols d’identité et des pertes financières potentiellement importantes.
Le centre de conseil aux consommateurs de Brandebourg alerte sur cette méthode frauduleuse qui consiste à contacter les victimes par le biais de courriers, parfois même envoyés par voie postale, puis via l’application de messagerie WhatsApp. Les escrocs prétendent que les destinataires ont été victimes d’une arnaque liée aux cryptomonnaies ou à un concours, et leur proposent une indemnisation pouvant dépasser 50 000 euros.
Pour obtenir cette compensation, les fraudeurs exigent une vérification d’identité. Ils demandent aux victimes de partager des photos ou des vidéos de leurs pièces d’identité, ce qui leur permet ensuite de commettre des vols d’identité. « Avec une simple photo de votre carte d’identité, des comptes bancaires peuvent être ouverts, des contrats conclus ou des achats en ligne effectués en votre nom », explique le centre de conseil.
Cette arnaque WhatsApp n’est pas nouvelle, précisent les experts. Les fraudeurs ont déjà eu recours à des chats vidéo ou à de fausses offres d’emploi pour obtenir des données personnelles. L’utilisation d’un faux cabinet d’avocats suisse est une nouvelle stratégie visant à gagner la confiance des victimes.
Le centre de conseil aux consommateurs insiste sur la nécessité de ne jamais répondre aux demandes d’identification via WhatsApp, en particulier lorsqu’elles proviennent de sources inconnues ou se présentant comme des cabinets d’avocats ou des plateformes de cryptomonnaies. En cas de doute, il est recommandé de contacter directement les autorités compétentes et de ne jamais envoyer de documents personnels non sécurisés.