Assen Vassilev, président du parti « Nous continuons le changement » (PP), a lancé un appel à l’arrestation de Borislav Sarafov, le procureur général bulgare. Selon lui, Sarafov agirait illégalement dans la gestion des fonds publics depuis le 21 juillet dernier, une situation qu’il qualifie de crime de service et d’abus de pouvoir, rappelant par ailleurs la détention prolongée du maire de Varna et de conseillers municipaux.
- Borislav Sarafov serait illégalement aux commandes des fonds publics, un acte qualifié de crime de service et d’abus de pouvoir par Assen Vassilev.
- Le président du PP demande la détention du procureur général pendant la durée de l’enquête le concernant.
- Vassilev dénonce une « mafia » qui tenterait de résister aux citoyens et aux institutions normales du pays.
Lors de l’Assemblée générale de la structure des jeunes du parti à Sofia, Assen Vassilev a vivement critiqué la légalité des actions de Borislav Sarafov. Il a souligné que, selon la Cour suprême de cassation, Sarafov n’est plus procureur général depuis le 21 juillet, mais continuerait à gérer mensuellement plus de 40 millions de leva (environ 20,4 millions d’euros). Cette situation, selon le président du PP, constitue un crime de service et un abus de pouvoir qui justifierait son placement en détention le temps de l’enquête.
Assen Vassilev a par ailleurs fait le parallèle avec la situation du maire de Varna et des conseillers municipaux, détenus depuis plus de deux mois. Il a également évoqué le témoignage de l’ancien maire adjoint de Varna, Dian Ivanov, qui aurait été donné sous la contrainte et sous la menace. Vassilev a dénoncé des individus agissant sans conscience, entièrement soumis à la « mafia », et se moquant des aspirations humaines.
« La bataille pour l’avenir de la Bulgarie est extrêmement importante », a déclaré Vassilev, soulignant que le pays doit choisir entre devenir une nation normale et prospère, régie par des règles, ou rester une « nation pauvre gérée par des appels téléphoniques ». Il a ajouté que la jeunesse se battait également pour ses droits.
Concernant la question des salaires des jeunes médecins, Assen Vassilev a estimé qu’il s’agissait moins d’une question d’argent que de volonté politique.
