Le Massachusetts va doter ses 40 000 fonctionnaires d’un assistant virtuel basé sur l’intelligence artificielle ChatGPT, une initiative sans précédent aux États-Unis qui vise à moderniser l’administration publique et à améliorer l’efficacité des services. L’annonce, faite jeudi soir par la gouverneure Maura Healey, marque une orientation audacieuse de l’État en faveur de l’adoption de l’IA.
« Nous sommes à un moment où les choses peuvent évoluer rapidement », a déclaré Healey lors d’un événement organisé au siège de Whoop, une entreprise technologique basée à Boston. « Il est essentiel que les pouvoirs publics montrent l’exemple et démontrent comment cette technologie peut améliorer nos méthodes de travail, les rendre plus rapides et plus efficaces. Nous espérons que cette initiative servira de modèle pour d’autres. »
À retenir
- Le Massachusetts devient le premier État américain à déployer un assistant IA basé sur ChatGPT à l’ensemble de son administration.
- L’État a conclu un contrat de trois ans avec OpenAI, avec un coût initial de 13 $ par mois et par utilisateur, qui diminuera à 9 $ à mesure que l’adoption se généralisera.
- Des mesures de confidentialité sont intégrées pour protéger les données de l’État et empêcher l’utilisation des contributions des fonctionnaires pour l’entraînement de modèles d’IA publics.
Contexte
Cette annonce intervient alors que les gouvernements et les entreprises explorent les possibilités offertes par l’intelligence artificielle. Contrairement à certains États, comme New York, qui ont opté pour une approche restrictive, le Massachusetts a choisi de mener un processus d’appel d’offres pour sélectionner une entreprise capable de développer un chatbot adapté aux besoins de ses employés. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de soutien à l’innovation en matière d’IA dans l’État.
Ce qui change
L’assistant IA pourra aider les fonctionnaires à répondre aux questions des citoyens en accédant rapidement à des informations dispersées sur différents supports, à rédiger des courriels et des présentations, ou encore à organiser des données. Le déploiement débutera vendredi au sein du Bureau exécutif des services technologiques et de la sécurité, avant de s’étendre à d’autres agences dans les mois à venir. Une formation sera proposée aux fonctionnaires pour leur permettre d’utiliser efficacement l’outil.
Sam Altman, PDG d’OpenAI, a souligné le potentiel de l’IA pour automatiser des tâches répétitives et créer de nouveaux flux de travail. « Il s’agira de simplifier des tâches courantes, comme la gestion des communications avec les citoyens, la rédaction de documents ou l’examen de propositions, mais aussi d’explorer des applications plus innovantes », a-t-il déclaré.
Prochaines étapes
Le secrétaire au développement économique de l’État, Eric Paley, a déclaré que le Massachusetts espère encourager d’autres entités gouvernementales et du secteur privé à adopter cette technologie. Par ailleurs, l’État a récemment présenté des projets de loi visant à encadrer l’utilisation de l’IA, notamment en interdisant la diffusion de fausses informations créées par l’IA dans les campagnes politiques et en imposant la transparence sur l’utilisation de l’IA dans les communications.
Chiffres clés
| Coût initial par utilisateur et par mois | 13 $ (environ 12 €) |
| Coût réduit par utilisateur et par mois (avec adoption généralisée) | 9 $ (environ 8 €) |
| Nombre de fonctionnaires concernés | 40 000 |
Sources
Communiqué de presse du Bureau de la gouverneure Maura Healey.