Publié le 2025-10-08 11:54:00. Alors qu’Aston Martin traverse une saison 2025 compliquée, les regards de l’écurie se tournent déjà résolument vers 2026 et les nouvelles réglementations. L’arrivée d’Adrian Newey insuffle une dynamique nouvelle, axée sur la préparation du futur et l’optimisation des outils actuels.
- Adrian Newey, fraîchement arrivé chez Aston Martin, concentre ses efforts sur la future réglementation de 2026, tout en identifiant les points faibles actuels de l’équipe.
- Une critique du simulateur de pilotage a été formulée par Newey, mais rapidement nuancée par la direction, qui y voit un moteur d’amélioration.
- L’intégration d’Enrico Cardile vise à harmoniser les services techniques et à optimiser les performances globales de l’écurie.
Depuis son arrivée en mars, Adrian Newey a fait de la prochaine ère réglementaire de la Formule 1 son cheval de bataille chez Aston Martin. Si quelques « réunions informelles » autour de la voiture actuelle ont eu lieu, l’essentiel de son temps est dédié à anticiper 2026. Ses premières semaines ont été marquées par une observation attentive de l’équipe, visant à cerner les forces et faiblesses, tant sur le plan opérationnel que sur l’infrastructure technique. Cela l’a amené à assister à plusieurs Grands Prix, dont celui de Monaco.
C’est d’ailleurs lors du week-end monégasque que Newey a pointé du doigt un « handicap » potentiel pour les deux prochaines années : le simulateur de pilotage de l’équipe. Il l’a jugé pas encore au niveau requis, une déclaration rapidement minimisée par Andy Cowell, directeur et PDG d’Aston Martin F1, qui a préféré parler de mois plutôt que d’années pour les améliorations nécessaires. Quelques mois plus tard, Cowell a partagé une anecdote sur cette sortie médiatique, révélant que Newey lui avait confié en aparté avoir simplement dit ce qu’il pensait.
« Après qu’Adrian ait donné cette interview, alors qu’il s’éloignait, il m’a murmuré à l’oreille : « Oui, je l’ai dit ! » »
Andy Cowell, directeur et PDG d’Aston Martin F1
Selon Cowell, les remarques de Newey ont eu l’effet escompté : elles ont motivé les équipes à prouver le contraire. « Ce que j’aime dans l’esprit de l’équipe, c’est que nous sommes tous fiers du travail que nous accomplissons, et c’est exactement la même chose chez Aston Martin F1 », a-t-il ajouté. « Les personnes qui travaillent sur le simulateur de pilotage ont évidemment mal pris la remarque, mais leur réaction a été de redoubler d’efforts ensemble. »
La stratégie d’Aston Martin s’appuie également sur l’apport d’Enrico Cardile, qui a rejoint l’écurie il y a un peu plus de deux mois après un passage chez Ferrari. Pendant que Newey se concentre sur la conception du bolide 2026, Cardile est chargé de coordonner l’ensemble des services techniques sur le campus de Silverstone. « Enrico rassemble tout cela. Avec son expérience, il fédère ces groupes pour le bien des outils et pour le bénéfice de la voiture de course », a expliqué Cowell. Cette synergie doit permettre de concrétiser les améliorations attendues et d’éviter que le simulateur ne devienne un « handicap de deux ans », confirmant ainsi l’efficacité recherchée dans les critiques formulées à Monaco.