Publié le 2023-10-27 10:00:00. Une controverse éclate sur Facebook concernant l’indemnisation des dommages causés par la grêle à un camping-car, soulevant des questions sur les pratiques des assurances face aux experts consommateurs.
Un propriétaire de camping-car, dont le véhicule a subi des dégâts importants suite à un épisode de grêle, s’est vu proposer une indemnisation de 222 euros par mètre carré de surface de toit par son assureur. Estimant cette somme dérisoire, notamment pour un toit en aluminium, le vacancier, propriétaire d’un Fendt 515, a sollicité l’avis de la communauté des camping-caristes sur un forum dédié.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Sur Facebook, la communauté a vivement réagi, dénonçant une tentative de l’assurance de « ne pas rembourser les frais réels » et qualifiant cette proposition d' »arnaque » et de « honte ». Face à ces accusations, le média MOIN.DE a mené l’enquête auprès des organismes de protection des consommateurs.
Contacté, le centre de conseil aux consommateurs de Hambourg a précisé que si le calcul forfaitaire au mètre carré peut exister dans certains cas pour les dommages de grêle sur les caravanes, il n’est pas la norme pour les assurances tous risques. En général, ces contrats visent à « rembourser les frais nécessaires à une réparation », et non à appliquer un tarif unique.
« Les tarifs d’assurance que nous connaissons pour l’assurance tous risques pour caravanes ne facturent pas un forfait, mais remboursent les frais nécessaires à une réparation. »
Centre de conseil aux consommateurs de Hambourg
Le porte-parole du centre de conseil aux consommateurs de Hambourg a indiqué n’avoir connaissance d’aucun cas similaire à celui rapporté, bien qu’il admette que de telles situations ne soient pas fréquentes. Mais que faire lorsqu’on estime que l’indemnisation proposée est insuffisante ?
Quand l’indemnisation laisse à désirer
Selon le centre de conseil aux consommateurs, la première étape consiste généralement à faire établir un rapport d’expert pour évaluer le montant des dommages. Si l’assuré conteste ce rapport, il a la possibilité de faire réaliser sa propre expertise. Cependant, cette démarche implique une avance des frais pour le second rapport.
Le hic, c’est que l’assureur n’est pas tenu d’accepter ce nouveau rapport. « Il faut aussi partir du principe que l’assureur n’acceptera pas non plus le rapport demandé par le client », prévient le centre. En dernier recours, il reste la voie judiciaire. Un avocat pourrait alors être nécessaire pour engager un procès, durant lequel le tribunal ordonnerait une nouvelle expertise.
« La pertinence de cette voie dépend en grande partie de chaque cas individuel », souligne le centre de conseil aux consommateurs, laissant entendre que les démarches peuvent s’avérer longues et coûteuses.