Home International Au début des années 80, Monson était le Moïse de Moscou

Au début des années 80, Monson était le Moïse de Moscou

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Publié le 2024-10-27 14:15:00. Une période bénie pour les fans de basket-ball de l’Université de l’Idaho, marquée par des exploits sportifs et une personnalité d’entraîneur hors norme, a défini une ère mémorable pour les Vandals. Don Monson, figure centrale de cette époque, a laissé une empreinte indélébile avant son départ.

La saison 1981-1982 reste gravée dans les mémoires : seize victoires consécutives pour débuter l’exercice, une invincibilité sur les terrains du Pac-10 (4 victoires pour 0 défaite) et une ascension fulgurante dans le top 20 national. La victoire retentissante face à Notre Dame, à South Bend, a même captivé l’attention nationale, le journaliste de CNN Sports, Fred Hickman, n’hésitant pas à afficher ouvertement son soutien aux Vandals.

C’était une époque exaltante. Dans le chaudron du Kibbie Dome, l’ambiance était électrique. Au milieu de cette ferveur, Don Monson orchestré son propre spectacle. Son comportement passionné sur le banc, ses expressions faciales reflétant chaque action, ses cris vers ses joueurs et ses contestations véhémentes auprès des officiels faisaient partie intégrante du spectacle, audibles jusqu’aux tribunes les plus éloignées.

Les anecdotes illustrent cette intensité. Lors d’un match contre le Montana, l’auteur de ces lignes, alors journaliste pour le journal étudiant, a observé une scène surréaliste : Monson et son homologue du Montana, Mike Montgomery, se sont livrés à un échange animé de « plaisanteries » au milieu du terrain pendant une dizaine de secondes, sous les yeux impassibles des joueurs des deux équipes. Une autre fois, excédé par le déroulement du jeu, Monson a littéralement jeté sa frustration sur un siège vide derrière le banc, le renversant dans un geste qui a déchaîné l’hystérie de la foule. Monson était le maestro exubérant de ce cirque du ballon rond, et le public en redemandait.

Souvent, après les rencontres, il se livrait sans filtre aux journalistes, loin des discours convenus et des clichés habituels des entraîneurs. Avec ses costumes froissés, ses cravates dénouées et ses cheveux en bataille, il dégageait une authenticité appréciée. Diplômé de l’Université de l’Idaho, Monson avait mené ses « protégés » à travers une traversée du désert sportif temporaire, mais triomphale.

Cette période est considérée comme la première véritable ère dorée des sports universitaires de l’Idaho. Lorsque Don Monson a annoncé son départ pour l’Université de l’Oregon en 1983, la communauté des Vandals s’est sentie orpheline. Son passage à Eugene fut moins flamboyant, compilant un bilan de 116 victoires pour 145 défaites en neuf saisons. L’Oregon n’a jamais été le terrain idéal pour lui, mais chacun comprenait la logique des parcours sportifs : gravir les échelons jusqu’au sommet, ou connaître un déclin.

Cependant, pour ces cinq saisons glorieuses à Moscow, Don Monson, gravé dans la pierre de la mémoire collective, a offert à la nation Vandal un bref mais éclatant aperçu du succès.

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