Alors que le gouvernement fédéral entame une fermeture le premier jour du mois de sensibilisation à la violence domestique, des voix s’élèvent pour souligner le lien étroit entre les difficultés financières, l’incertitude professionnelle et le risque accru de violences familiales.
Dans le comté de Prince George, l’ombre de la fermeture fédérale plane sur près de 70 000 travailleurs et leurs familles. Cette situation, aggravée par les menaces de licenciements massifs émanant de l’administration Trump, crée un climat de stress financier et d’incertitude qui inquiète les autorités.
Le shérif John Carr, dont le bureau a récemment organisé les douzièmes « Nuits pour les violets » afin de réunir forces de l’ordre, survivants et défenseurs de victimes, s’est dit préoccupé. « L’histoire a montré que lors de précédentes périodes d’incertitude, y compris lors de la pandémie de Covid-19 ou de congés antérieurs, nous avons observé une augmentation des appels pour des cas de violence domestique », a-t-il déclaré. Pour le shérif, une approche préventive est essentielle pour lutter contre un phénomène qui, selon les statistiques fédérales, touche une femme sur quatre et un homme sur sept.
Les experts s’accordent à dire que le « stress financier » est un facteur déterminant dans l’escalade des violences domestiques. Cette analyse résonne particulièrement dans le comté de Prince George, où de nombreux employés fédéraux sont désormais confrontés aux conséquences économiques directes de la paralysie gouvernementale.
Le révérend Linda Thomas, elle-même survivante et ardente défenseure des victimes, insiste sur l’importance de reconnaître les « comportements d’alerte ». « L’isolement, la manipulation, la violence financière, l’implication des enfants », tels sont les signaux qu’il convient de ne pas négliger, souligne-t-elle.
À ce stade, il est également important de rappeler que le département américain du Logement et du Développement urbain (HUD) identifie la violence domestique comme la troisième cause d’itinérance, soulignant ainsi l’ampleur et la complexité de ce fléau.