Publié le 12 février 2026 à 14h02. Une inspection du ministère de l’Éducation et des Sciences bulgare a révélé de graves lacunes dans la gestion des absences scolaires d’un adolescent de 15 ans, victime d’un drame près d’Okolchitsa, soulevant des questions sur le respect de son droit à l’éducation.
- L’élève a été absent des cours près des deux tiers du temps durant l’année scolaire 2024/2025, sans que ces absences ne soient signalées.
- L’école privée fréquentée par le jeune homme est accusée de complicité dans le non-respect de l’obligation scolaire et pourrait être sanctionnée.
- Des irrégularités ont également été constatées concernant le personnel enseignant de l’établissement, avec un nombre important de personnes sans qualification pédagogique.
Selon Krasimir Valtchev, ancien ministre de l’Éducation et des Sciences, l’enquête a mis en lumière un manquement grave aux obligations légales de l’école.
« Le principe de l’enseignement obligatoire est garanti par l’inscription des absences et le respect d’une fréquentation régulière. Dans la pratique, l’école est devenue complice du non-exercice du droit de l’enfant à l’éducation. »
Krasimir Valtchev, ancien ministre de l’Éducation et des Sciences
L’élève en question a cumulé 114 jours d’absence sur un total de 170 jours d’école durant l’année scolaire 2024/2025, notamment une absence quasi-totale en septembre et décembre, ainsi que durant une partie d’octobre et novembre, et l’intégralité du mois de janvier.
Valtchev a souligné que l’école n’a pas pris les mesures nécessaires pour signaler ces absences, ce qui constitue une violation du droit à l’éducation de l’enfant. Il a également estimé qu’une sanction était justifiée, précisant que le ministère de l’Éducation et des Sciences ne disposait pas des mêmes prérogatives que les écoles publiques et municipales, et qu’une radiation de l’établissement pourrait être envisagée.
L’inspection a également révélé des problèmes de personnel au sein de l’école privée. Selon Valtchev, la moitié des personnes occupant un poste d’enseignant ne disposent pas de qualifications pédagogiques. Bien que cette situation ne soit pas illégale en soi, il a rappelé que les écoles publiques et municipales sont tenues de privilégier les candidats titulaires d’un diplôme d’enseignement.
Par ailleurs, l’ancien ministre a indiqué que le ministère ne pouvait pas contrôler les activités extrascolaires de l’élève, ni déterminer si d’autres jeunes étaient influencés par le groupe d’Ivaylo Kalushev. Il a précisé que la compétence du ministère se limitait aux écoles et jardins d’enfants privés.
Valtchev a également critiqué le manque de contrôle de la direction régionale de l’éducation (RUO) de Sofia, expliquant que l’école n’était probablement pas considérée comme présentant un risque particulier. Une inspection était toutefois prévue pour cette année scolaire.
L’école privée a publié un communiqué officiel dans lequel elle affirme avoir reçu une demande de retrait de l’élève de la part de ses parents le 15 décembre 2025, effective à partir du 30 janvier 2026. Elle assure avoir suivi la procédure administrative habituelle et avoir fourni tous les documents requis aux autorités compétentes.
« Nous affirmons catégoriquement que les activités de l’école sont exercées dans le strict respect de la législation applicable, notamment en matière d’enseignement préscolaire et scolaire. »
Communiqué de l’école privée
L’école souligne également que l’élève avait fréquemment été absent pour participer à des événements sportifs internationaux, et que ces absences avaient été justifiées par des notes d’excuse parentales.
L’école assure que le processus d’apprentissage se déroule normalement et que l’environnement éducatif est sûr et favorable. Elle promet de communiquer les résultats officiels de l’inspection dès qu’ils seront disponibles.
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