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Aucune sanction pour les entrepreneurs de Stint pour un accident mortel à Oss

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Publié le 13 février 2026 15h35. Les fondateurs de la société Stint, spécialisée dans les vélos-cargos électriques, ont été acquittés des accusations liées à l’accident tragique survenu à Oss en 2018, qui avait coûté la vie à quatre enfants. Malgré des défauts techniques avérés sur les engins, le tribunal n’a pas pu établir de lien de causalité direct entre ces problèmes et la catastrophe.

  • Deux entrepreneurs ne seront pas punis pour leur rôle dans l’accident de Stint à Oss, où quatre enfants ont perdu la vie.
  • Le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour prouver la responsabilité d’Edwin Renzen et Peter Noorlander.
  • Bien que reconnus coupables de fausses déclarations, ils n’écopent d’aucune sanction.

L’issue de ce procès a suscité la consternation des familles des victimes, qui avaient témoigné de leur douleur et de leur sentiment d’abandon face à l’attitude des dirigeants de Stint. Le ministère public a annoncé son intention de faire appel de cette décision.

Le 20 septembre 2018, un vélo-cargo transportant cinq enfants a été percuté par un train à un passage à niveau à Oss. Quatre enfants, Dana (8 ans), Liva (4 ans), Fleur (6 ans) et Kris (4 ans), sont décédés sur le coup. Indy (11 ans), la sœur aînée de Dana et Liva, ainsi que la superviseure ont été grièvement blessés. L’enquête avait rapidement mis en évidence des problèmes de sécurité sur le modèle Stint, notamment l’absence de freins efficaces et un système de commande des gaz défaillant.

Le ministère public avait requis une peine de cinq ans et quatre mois de prison à l’encontre des responsables de la production et de la commercialisation du vélo-cargo. Les avocats de la défense avaient plaidé pour l’acquittement, arguant du manque de preuves établissant un lien direct entre les défauts techniques et l’accident. Ils ont qualifié la catastrophe d’« accident tragique » résultant d’une erreur humaine.

Au cours du procès, les proches des enfants décédés ont eu l’occasion de partager leur témoignage. Ils ont exprimé leur amertume face au manque d’empathie et d’engagement des dirigeants de Stint, qui, selon eux, se souciaient davantage de leur entreprise et de leur image que des victimes.

Le juge a reconnu l’impact émotionnel de ces témoignages, déclarant que le tribunal avait été profondément touché par la douleur des familles. Il a toutefois souligné que le verdict était « insatisfaisant et douloureux » pour les proches. Il a précisé qu’il existait une zone grise entre la recherche d’une sécurité maximale et la mise sur le marché d’un produit potentiellement dangereux.

Le juge s’est directement adressé aux entrepreneurs de Stint, se demandant s’ils auraient pu opter pour des choix de conception plus sûrs. Il a cependant insisté sur le fait que, malgré de nombreuses investigations, la cause exacte de l’accident n’avait jamais pu être déterminée. « La cause de l’accident ne peut donc pas être liée aux défauts allégués », a-t-il déclaré.

L’enquête avait révélé que le Stint présentait de nombreux défauts techniques, notamment l’absence d’un système de freinage adéquat, un commutateur de frein défectueux, une commande des gaz imprécise, l’absence de protection contre le démarrage intempestif et l’impossibilité d’effectuer un arrêt d’urgence. Le ministère public avait affirmé que les dirigeants de l’entreprise étaient conscients de ces problèmes et avaient choisi de les dissimuler.

Image d’illustration : un passage à niveau
Image d’illustration : un passage à niveau

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