Publié le 2025-10-06 00:00:00. L’intelligence artificielle bouscule le monde du conseil et de l’audit, forçant les entreprises à une adaptation rapide sous peine de subir les foudres des marchés financiers. Chez PwC, les nouvelles recrues sont moins nombreuses cette année, signe d’une transformation profonde du secteur.
- L’IA réduit le besoin de certaines compétences traditionnelles dans le conseil.
- Les entreprises qui tardent à adopter l’IA s’exposent à des sanctions boursières.
- Accenture licencie les consultants incapables de s’adapter aux nouvelles technologies.
La rentrée de septembre dans les cabinets de conseil et d’audit marque traditionnellement l’arrivée de jeunes diplômés destinés à apprendre les bases du métier. Cependant, cette année, le paysage évolue : « Notre effectif d’embauche de débutants est inférieur cette année : 1 300 contre 1 500 en 2024 », constate Marco Amitrano, responsable de PricewaterhouseCoopers (PwC) pour le Royaume-Uni. Il explique cette baisse par l’impact croissant de l’intelligence artificielle (IA). « Les offres d’emploi pour les professions exposées à l’IA progressent moins vite que pour celles moins exposées, et cet écart se creuse », confirme-t-il.
Alors que les géants de la technologie investissent massivement dans le développement de l’IA, les entreprises du monde entier sont contraintes d’adopter cet outil pour assurer leur avenir, voire leur survie. Aux États-Unis, toute entreprise jugée trop lente dans son adoption est rapidement sanctionnée par les marchés boursiers. Le groupe Accenture en est un exemple frappant : sa valeur a chuté d’un tiers depuis le début de l’année 2025.
Face à cette réalité, la directrice d’Accenture, Julie Sweet, a annoncé des licenciements parmi les consultants jugés incapables de s’adapter. « Nous investissons dans la formation continue de nos consultants. Nous faisons sortir, dans un calendrier serré, les personnes dont la requalification ne constitue pas une solution viable », a-t-elle déclaré aux analystes financiers. Bien que 555 000 des 780 000 salariés du groupe aient bénéficié de formations, ce message est sans équivoque : l’intégration de l’IA n’est plus une option, mais une condition sine qua non de réussite.