Publié le 2025-11-07 10:11:00. La Cour suprême indienne a émis une notification à l’encontre du célèbre lanceur de cricket Mohammad Shami, suite à une requête déposée par son ex-femme. Celle-ci demande une augmentation significative de la pension alimentaire destinée à leur fille et à elle-même.
- La Cour suprême a sollicité une réponse de Mohammad Shami et du gouvernement du Bengale occidental.
- L’ex-femme du joueur conteste le montant actuel de la pension, jugé insuffisant au regard de la fortune du sportif.
- La bataille juridique entre les deux parties a débuté en 2018.
La haute juridiction indienne a adressé une injonction au lanceur rapide Mohammad Shami dans le cadre d’une affaire initiée par son ex-épouse, Hasin Jahan. Cette dernière réclame une revalorisation conséquente de la pension alimentaire versée pour leur fille et pour elle-même, estimant le montant actuel dérisoire compte tenu du train de vie et des revenus considérables du joueur de cricket. Le gouvernement du Bengale occidental a également été mis en demeure de répondre à la requête.
Hasin Jahan conteste la décision de la Haute Cour de Calcutta, qui avait fixé la pension alimentaire à 1,5 lakh de roupies (environ 1 650 €) pour elle et 2,5 lakhs de roupies (environ 2 750 €) pour leur fille. Au motif que ces sommes ne seraient pas proportionnelles aux ressources de Mohammad Shami, la demande vise à obtenir une augmentation substantielle. Lors de l’examen de la requête, la Cour suprême a d’ailleurs émis une interrogation quant à l’insuffisance de la somme réclamée : « 4 lakhs de roupies par mois, ce n’est déjà pas beaucoup d’argent ? » Néanmoins, les magistrats ont accordé un délai de quatre semaines pour les réponses, et l’affaire sera réexaminée en décembre prochain.
L’avocat de Hasin Jahan a souligné que la fortune de Mohammad Shami, telle qu’elle apparaît dans les déclarations patrimoniales, dépasse largement les montants actuellement octroyés. Il a évoqué la possession de biens immobiliers se chiffrant en millions de roupies, de véhicules de luxe, des voyages fréquents à l’étranger et un mode de vie ostentatoire. La requête allègue par ailleurs que le joueur aurait cessé de verser la pension alimentaire pendant plusieurs mois, en dépit des ordonnances rendues par les tribunaux familiaux et la Haute Cour de Calcutta.
Bien qu’elle ne revendique pas un droit personnel sur les revenus de son ex-conjoint, Hasin Jahan insiste sur le droit de sa fille à bénéficier du même niveau de vie que son père. « La fille a le droit d’étudier dans des établissements similaires, d’interagir avec des enfants de son milieu et de vivre dignement », stipule la requête, soulignant ainsi le besoin de maintenir un standing de vie équivalent.
Cette nouvelle étape judiciaire s’inscrit dans un contentieux qui oppose Mohammad Shami et Hasin Jahan depuis 2018. Leur séparation avait été marquée par des accusations de violences conjugales, de demandes de dot et de différends financiers, des affaires qui avaient largement médiatisées.
Mohammad Shami, qui poursuit sa carrière internationale avec l’équipe d’Inde de cricket, a par le passé refusé de commenter les détails de sa vie privée. Il a toujours préféré concentrer son attention sur sa carrière sportive, déclarant précédemment : « Je n’ai aucun regret concernant le passé. Ce qui est parti est parti. Je ne veux blâmer personne, pas même moi-même. Je veux me concentrer sur le cricket. »