Home International Bad Bunny rend hommage à Porto Rico et à l’amour à la mi-temps : « Ensemble, nous sommes l’Amérique »

Bad Bunny rend hommage à Porto Rico et à l’amour à la mi-temps : « Ensemble, nous sommes l’Amérique »

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Publié le 9 février 2026 à 04h43, mis à jour à 08h48. Le Super Bowl a été le théâtre d’une prestation historique de Bad Bunny, le premier artiste à se produire presque exclusivement en espagnol lors de cet événement sportif majeur, suscitant à la fois l’enthousiasme et la controverse.

  • Bad Bunny a marqué l’histoire du Super Bowl en offrant un spectacle en grande partie en espagnol, mettant en avant sa culture et ses origines portoricaines.
  • L’artiste a utilisé sa performance pour aborder des thèmes sociaux et politiques, notamment en référence à la crise énergétique à Porto Rico et en exprimant son opposition à la politique d’immigration américaine.
  • Sa prestation a suscité des réactions contrastées, allant de l’éloge à la critique virulente, notamment de la part de l’ancien président Trump.

Le chanteur portoricain Bad Bunny a captivé le public du Super Bowl pendant une quinzaine de minutes, offrant un spectacle énergique et visuellement riche. Son choix de chanter principalement en espagnol a été salué comme une étape importante pour la diversité culturelle et la représentation des artistes latinos sur la scène mondiale.

Au cours de sa performance, Bad Bunny a fréquemment fait référence à ses racines portoricaines. Il est apparu au milieu de champs de canne à sucre, un symbole fort de l’identité de son île natale, et a escaladé un poteau électrique, en hommage aux fréquentes coupures de courant qui affectent Porto Rico. Ces références ont été perçues comme un message poignant sur les défis auxquels est confrontée la communauté portoricaine.

L’artiste n’était pas seul sur scène. La chanteuse Lady Gaga a fait une apparition surprise, tout comme le chanteur portoricain Ricky Martin, qui a interprété une partie de son répertoire en anglais. Un medley de chansons du reggaeton portoricain Daddy Yankee a également été présenté au public.

Bad Bunny a également profité de sa prestation pour exprimer ses opinions politiques. Il a fait allusion à sa victoire aux Grammy Awards de la semaine précédente, où il avait dénoncé les agissements de l’agence américaine de l’immigration et des douanes (ICE). Lors du Super Bowl, il a diffusé brièvement un extrait de son discours de remerciement sur les écrans géants et a remis un Grammy à un jeune garçon, encourageant les spectateurs à croire en eux-mêmes.

Initialement, il a été rapporté que le jeune garçon était Liam Ramos, un enfant de cinq ans dont la famille était menacée d’expulsion des États-Unis. Cependant, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un jeune acteur, comme le New York Times l’a révélé. L’affaire avait initialement suscité une vive émotion, le garçon étant devenu un symbole de la politique d’immigration restrictive de l’administration Trump.

À l’issue de sa performance, Bad Bunny a prononcé les mots « Que Dieu bénisse l’Amérique », avant d’énumérer une série de pays d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud. Il a ensuite brandi un ballon sur lequel était inscrit le message « Ensemble, nous sommes l’Amérique », entouré de danseurs portant les drapeaux de divers pays, dont le Canada et les nations d’Amérique centrale. Un panneau affiché au-dessus du stade affichait le message : « La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour. »

La prestation de Bad Bunny n’a pas fait l’unanimité. L’organisation conservatrice Turning Point USA a organisé un contre-spectacle, un « All-American Halftime Show », qui a attiré plus de cinq millions de spectateurs sur YouTube.

L’ancien président Trump a qualifié la prestation de Bad Bunny de « absolument terrible » et de « l’une des pires jamais vues ».

Le show de la mi-temps de Bad Bunny en 1 minute

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