Publié le 24 octobre 2025 10:52:00. Dans le livre « Męskie Gadanie 2 », l’acteur polonais Bartłomiej Topa, connu pour son authenticité, se confie sans fard sur la perte de son fils, sa douleur profonde et son long cheminement vers une nouvelle façon d’appréhender la vie.
Bartłomiej Topa, acteur apprécié pour sa sincérité, dévoile une dimension plus intime de sa personnalité dans l’ouvrage « Męskie Gadanie 2 ». Il y évoque la perte de son fils, le deuil, et la manière dont il a progressivement réappris à vivre. Un témoignage bouleversant qui résonne durablement auprès du lecteur.
Bartłomiej Topa face au deuil : « Un cri humain et douloureux »
Dans une conversation avec Beata Biały, Bartłomiej Topa n’hésite pas à exprimer ses émotions les plus profondes. Il décrit cette période comme une « rébellion totale », un moment où la douleur s’exprimait par un « cri humain douloureux », une explosion viscérale du désespoir, que l’on s’autorise parfois, et parfois non.
L’acteur a perdu son fils en 2004, emporté par une malformation cardiaque congénitale. Il confie avoir vécu une rébellion complète face à cette mort. Après sept longues années, un silence s’est installé, suivi d’une réponse, très personnelle. Une réponse qui, selon lui, est plus une conversation intérieure, silencieuse, avec une force supérieure, et qui répond aux interrogations les plus fondamentales de l’existence.
Le sens de la vie et de la mort selon Bartłomiej Topa
Bartłomiej Topa avance que notre existence terrestre n’est qu’une partie d’un tout plus vaste. Sans faire référence à des dogmes religieux, il exprime sa conviction qu’il existe « quelque chose au-delà de ce domaine terrestre », et que notre passage ici n’est pas la seule ou la dernière forme d’être.
Malgré la souffrance endurée, l’acteur a réussi à reconstruire sa vie. Ce processus, explique-t-il, commence par des gestes simples : sortir du lit, se laver le visage, préparer le petit-déjeuner, sortir se promener, monter sur scène. Chaque action devient un acte de volonté, un effort constant, même lorsque cette volonté faiblit. C’est dans cette persévérance qu’il trouve la force de continuer et de faire son travail.
Bartłomiej Topa : « Je veux vivre »
« Je ne veux plus attendre. Attendre en vain. Je veux vivre. Parce que pourquoi attendre ? » déclare l’acteur avec conviction.
Avec le temps, il a compris que la gratitude est la plus pure des manières de s’incliner devant la vie, même face au vide et à la perte. Car, souligne-t-il, la perte ne signifie pas une fin, mais plutôt un commencement, changeant de forme, parfois portant un nom, mais ne consumant jamais entièrement.
L’art comme vecteur de survie et de compréhension
Pour Bartłomiej Topa, la création artistique est devenue un moyen de survie et de connaissance de soi. Il estime que chaque mot prononcé n’est qu’une « ombre de la vérité », un langage imparfait pour exprimer ce qu’il vit intérieurement. Sa voie, dit-il, est celle de l’art : la sculpture, le mot, la voix. Grâce à cela, il se sent plus proche de lui-même, des autres, et du sens profond de l’existence. Il considère comme un privilège de pouvoir exprimer l’inexprimable par son travail.
Ses propos soulignent le pouvoir de l’art, à la fois comme forme de thérapie et comme outil pour donner du sens à des expériences qui semblent insurmontables.
Il ajoute que l’esprit analyse et cherche à nommer, tandis que le corps emmagasine et ressent sans verbaliser. Dans son cas, cela se manifeste par une consommation excessive de sucre ou de vin, comblant un manque interne, une faim qui ne peut être satisfaite par la raison ou la conversation seule.
La confession honnête de Bartłomiej Topa.