Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a mis en avant les avancées de l’administration Trump dans le domaine des terres rares et la lutte pour le pouvoir d’achat lors d’un entretien accordé à Edward Lawrence. Selon lui, une nouvelle usine en Caroline du Sud est un pas de géant pour l’indépendance américaine face à la Chine et pour la relance économique du pays.
« C’est le premier aimant fabriqué aux États-Unis depuis 25 ans ; nous mettons fin à l’emprise de la Chine sur notre chaîne d’approvisionnement », a affirmé Scott Bessent, s’exprimant depuis le nouveau centre de traitement d’aimants à terres rares d’EVAC à Sumter, en Caroline du Sud. Il a souligné que cette installation, qui a nécessité l’intervention directe du président Donald Trump pour surmonter des blocages administratifs, marque un retour significatif du pays dans le secteur manufacturier.
Ces matériaux critiques sont indispensables à la fabrication d’une vaste gamme de produits, des smartphones aux avions de combat, en passant par les voitures et les éoliennes. « Nous redevenons enfin indépendants, grâce à des entreprises comme EVAC », s’est réjoui M. Bessent, y voyant un gage de sécurité nationale et économique.
L’intervention présidentielle, notamment par le biais d’un décret sur les terres rares, a été cruciale. Le secrétaire au Trésor a également salué la réactivité du gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, dont l’équipe a permis l’obtention des permis de construction en seulement huit semaines, une rapidité qualifiée d’exceptionnelle et interprétée comme une réponse à une « urgence de sécurité nationale ».
L’usine d’EVAC, dont la construction a mobilisé environ 800 ouvriers, pourrait potentiellement décupler sa capacité de production à terme. M. Bessent prédit une poursuite de l’essor du secteur manufacturier américain jusqu’en 2026 et 2027, concrétisant l’engagement du président Trump à réimplanter des emplois industriels aux États-Unis.
Au-delà des terres rares, Scott Bessent a réaffirmé que le pouvoir d’achat des ménages restait une priorité absolue pour l’administration Trump. Il a contrasté la situation actuelle avec celle de la présidence de Joe Biden, affirmant que sous cette dernière, les salaires réels des travailleurs américains auraient été « décimés » par une inflation dépassant les 20 %, entraînant une augmentation d’environ 30 % du coût des produits de première nécessité.
En revanche, il a rappelé qu’à l’inverse, l’inflation avait commencé à reculer sous Donald Trump pour la première fois en quatre ans, citant la baisse des prix de l’énergie et une réduction de 25 % du coût des repas de Thanksgiving annoncée par Walmart. L’administration se concentre sur l’amélioration des salaires réels, qui commencent déjà à augmenter et devraient, selon M. Bessent, connaître une accélération similaire à celle observée lors du premier mandat du président Trump.