Publié le 9 octobre 2025 à 16h43. Après une semaine de tensions et de fermetures d’établissements scolaires, la ville de Beverwijk retrouve son calme. Les autorités locales plaident pour des moyens accrus afin de prévenir la délinquance juvénile, tandis que les travailleurs sociaux appellent à davantage d’investissements dans la prévention et l’accompagnement des jeunes.
- La ville de Beverwijk a levé les mesures de sécurité exceptionnelles mises en place suite à des incidents violents impliquant des groupes de jeunes.
- Le maire de Beverwijk souhaite un soutien national pour lutter contre la délinquance juvénile, notamment face aux défis posés par le monde virtuel.
- Les professionnels de la jeunesse réclament des fonds supplémentaires pour développer des activités et un accompagnement ciblé, afin d’éviter de futurs débordements.
Un mois après la résurgence de tensions entre jeunes de Beverwijk, Heemskerk et Haarlem, marquées par la diffusion de vidéos violentes et d’images choquantes générées par intelligence artificielle, le climat s’est apaisé. En guise de précaution, plusieurs établissements scolaires de Heemskerk et Beverwijk avaient été fermés pendant une journée, et une zone de sécurité avait été instaurée, autorisant les fouilles préventives et interdisant les regroupements de plus de trois personnes. Ces mesures strictes, bien que controversées, ont contribué à rétablir l’ordre.
Selon le maire de Beverwijk, Martijn Smit, ces actions ont porté leurs fruits, avec l’arrestation de huit jeunes, dont certains ont déjà été condamnés, et la saisie d’armes telles que des couteaux et des poings américains. Cependant, le maire estime que ces interventions ponctuelles ne suffisent pas et sollicite davantage de ressources et d’expertise de la part du gouvernement central. Il souligne l’incapacité des municipalités à faire face seules aux enjeux de la délinquance juvénile, particulièrement dans le domaine numérique.
Martijn Smit aspire à ce que Beverwijk puisse bénéficier du programme gouvernemental « Prévention avec Autorité », destiné à offrir des perspectives aux jeunes et à fixer des limites claires face aux comportements délictueux. Bien que ce programme vise principalement les grandes villes, le maire insiste sur la nature « métropolitaine » des problèmes rencontrés dans sa commune.
Lars Steeneken, responsable du travail de jeunesse au centre Nul251 de Beverwijk, partage cette vision en prônant l’élargissement des activités proposées aux jeunes, telles que le kickboxing, la musique, la cuisine ou encore des espaces de parole. Le centre, qui offre un cadre sécurisant aux adolescents, devient un refuge lorsque les restrictions pèsent sur la vie sociale. « Nous faisons de bonnes choses, mais nous devons maintenant faire des choix sur ce que nous pouvons offrir aux jeunes », affirme Lars Steeneken, soulignant le besoin criant de financements supplémentaires pour intensifier les efforts sur le terrain et en ligne, et ainsi prévenir de futurs incidents.