Publié le 21 février 2024. L’Agence nationale de nutrition indonésienne (BGN) a démenti les allégations selon lesquelles le programme de nutrition gratuite (MBG) générerait des profits importants pour ses partenaires de distribution, rejetant les accusations de détournement de fonds et de liens avec des intérêts politiques.
- La BGN réfute l’affirmation selon laquelle les partenaires du programme MBG réaliseraient un bénéfice net annuel de 1,8 milliard de roupies indonésiennes (environ 110 000 euros).
- L’agence précise que ce chiffre représente un revenu brut maximal, avant déduction des coûts d’investissement et d’exploitation.
- La BGN insiste sur la transparence du processus de sélection des partenaires et sur le respect des normes de sécurité alimentaire.
Des accusations récentes, diffusées sur les réseaux sociaux, laissaient entendre que les partenaires de l’Unité de service de distribution de nutrition (SPPG), chargée de mettre en œuvre le programme MBG, bénéficieraient de marges excessives, voire de majorations sur les matières premières. Certains témoignages suggéraient même que des cuisines gérées par des personnes proches de partis politiques profiteraient du programme pour financer leurs activités.
Selon Sony Sonjaya, directeur adjoint des opérations de la BGN, ces allégations sont infondées.
« L’idée que les partenaires réalisent un ‘bénéfice net’ de 1,8 milliard de roupies par an est une hypothèse fictive qui ne repose ni sur les réalités commerciales, ni sur les investissements réalisés. »
Sony Sonjaya, directeur adjoint des opérations de la BGN
Il a précisé que ce montant correspondait au chiffre d’affaires brut maximum, avant déduction des coûts liés à l’investissement initial, à l’exploitation, à la maintenance, à l’amortissement et aux risques commerciaux inhérents.
La BGN souligne que l’investissement requis pour participer au programme MBG est conséquent, se situant entre 2,5 et 6 milliards de roupies indonésiennes (environ 150 000 à 360 000 euros). Le seuil de rentabilité ne peut être atteint qu’après deux à deux ans et demi d’activité, les partenaires étant généralement en phase de remboursement de capital et de dépréciation des actifs durant les premières années.
L’agence a également démenti les accusations de réduction des portions de nourriture. Elle affirme que la sélection des partenaires est effectuée de manière ouverte et transparente, sur la base de critères stricts, notamment la capacité d’investissement (entre 2,5 et 6 milliards de roupies), la disponibilité d’un terrain approprié et le respect des normes d’hygiène et de sécurité alimentaire (Juknis 401.1).
« Il n’y a aucune garantie d’immunité pour aucune partie. Si elle viole les procédures opérationnelles standard de sécurité alimentaire, la SPPG peut être suspendue ou son contrat résilié. Les normes techniques et la conformité sont les seuls paramètres d’évaluation. »
Sony Sonjaya, directeur adjoint des opérations de la BGN
La BGN se veut rassurante quant à la transparence et à l’intégrité du programme MBG, insistant sur le fait que la conformité aux normes et la sécurité alimentaire sont prioritaires.