Deux œuvres manga, I’m No Angel d’Ai Yazawa et Cocoon de Machiko Kyo, sortent en juin 2026, selon Rolling Stone India. Ces publications explorent la jeunesse féminine à travers deux prismes opposés : une romance lycéenne des années 1990 et le récit historique des infirmières de la Seconde Guerre mondiale à Okinawa.
Que raconte le manga I’m No Angel d’Ai Yazawa ?
L’œuvre I’m No Angel bénéficie d’une publication officielle en anglais, d’après Rolling Stone India. Ce titre, sérialisé entre 1991 et 1994 dans le magazine Ribbon, précède le célèbre mais inachevé Nana. À l’époque, l’auteure avait modifié son approche narrative sur les conseils de son éditeur pour mieux cibler un public de jeunes filles, en déplaçant l’intrigue vers un milieu scolaire.

L’histoire suit Midori Saejima lors de sa première année à l’académie Hijiri. L’adolescente tombe amoureuse d’Akira Sudo, un jeune homme au style délinquant caractérisé par une moto et une coiffure pompadour. Le récit se concentre sur leur dynamique au sein du premier conseil étudiant de l’établissement, où Akira occupe le poste de président et Midori celui de vice-présidente.
Le style visuel de Yazawa est décrit par Rolling Stone India comme une esthétique à la fois stylisée et ancrée dans le réel, typique du genre shōjo classique.
Quel récit historique explore le manga Cocoon ?
Le manga Cocoon, écrit par Machiko Kyo, relate les événements de la bataille d’Okinawa durant la Seconde Guerre mondiale, rapporte Rolling Stone India. L’intrigue se focalise sur le corps Himeyuri, une unité de soins composée de lycéennes stationnées sur le front.
Les protagonistes, San et Mayu, sont confrontées aux réalités de la guerre malgré leur manque de formation médicale. Le texte précise que ces jeunes filles ont dû pratiquer des amputations et effectuer des missions de ravitaillement périlleuses. Le récit suit leur tentative de regagner leur domicile à travers le champ de bataille après la dissolution de leur unité.
L’approche graphique de Kyo utilise l’aquarelle et des lignes fines. Un choix narratif visuel marque l’œuvre : tous les personnages masculins, notamment les soldats, sont représentés par des masses blanches. Selon Rolling Stone India, ce procédé illustre le refus de San de reconnaître l’existence de ce qui peut lui nuire.
« J’ai essayé de l’imaginer. Nos voix devenant des fils, formant un cocon… »
San, personnage du manga Cocoon