Publié le 2025-10-21 22:01:00. Les marchés boursiers mondiaux ont affiché des tendances divergentes ce mardi. Si Wall Street flirte avec ses records, la Bourse chilienne et plusieurs autres places latino-américaines ont clôturé en territoire négatif, dans un climat d’attentisme marqué par la guerre commerciale et une certaine prise de bénéfices.
- L’indice S&P IPSA, référence de la Bourse de Santiago, a reculé de 0,5 %.
- Les places latino-américaines, à l’exception du Brésil, ont connu des baisses notables, tout comme les devises émergentes.
- L’apaisement des tensions sino-américaines a pesé sur les métaux précieux, entraînant de fortes corrections sur l’or et l’argent.
Ce mardi, la Bourse chilienne a clôturé dans le rouge, à l’instar de plusieurs de ses homologues régionales. L’indice S&P IPSA a cédé 0,5 % pour terminer à 9 114,74 points. Cette performance a été largement plombée par la chute de M²-B, dont le titre a perdu 3,3 %, marquant ainsi la plus forte baisse de la journée à Santiago, malgré sa forte pondération dans l’indice. D’autres valeurs importantes comme Ripley (-2,8 %), Vapores (-2,5 %) et Bci (-1,3 %) ont également pesé sur la tendance.
Le continent latino-américain a globalement connu une journée difficile. Au Pérou, l’indice Select a reculé de 2,3 %, suivi par le mexicain IPC (-1,6 %) et le colombien Colcap (-0,4 %). Seul le brésilien Bovespa a clôturé en légère hausse, de 0,4 %. Parallèlement, l’ensemble des devises émergentes ont affiché un recul.
« Nous sommes face à un marché empreint d’attentes, ce qui s’est traduit par une tendance vendeuse sur les places régionales. Il y a une logique de prise de bénéfices et une préférence pour la liquidité. Les volumes de transactions sont restés faibles », analyse Jorge Tolosa, opérateur en renta variable chez Vector Capital, interrogé par le média DF. Il met en avant la fermeture prolongée du gouvernement américain, qui dépasse désormais les vingt jours, entraînant une « absence quasi totale de données macroéconomiques pertinentes ».
« Ce manque d’informations crée une absence de fondamentaux qui donne de la profondeur aux mouvements des marchés. »
Jorge Tolosa, opérateur en renta variable chez Vector Capital
Parallèlement, l’optimisme quant à une détente de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis a provoqué des secousses sur les marchés des changes et des matières premières. Le dollar américain s’est apprécié, tandis que les métaux précieux ont subi une vague de ventes massives : l’or a chuté de 5,8 % et l’argent de 8,2 %, dans un contexte d’alertes de surachat.
Pour la suite, Jorge Tolosa anticipe une volatilité accrue jusqu’à vendredi, « dans une sorte de calme tendu en attendant les données sur l’inflation ». Les incertitudes entourant d’éventuelles rencontres entre leaders politiques, notamment entre Donald Trump et ses homologues chinois et russe, ajoutent une couche supplémentaire de complexité aux perspectives.
De son côté, Wall Street a eu plus de mal à prolonger sa marche vers de nouveaux sommets. Le Dow Jones a progressé de 0,6 %, atteignant un nouveau plus haut, soutenu par les bons résultats de Coca-Cola (+4,1 %). L’indice S&P 500 a clôturé sans changement significatif, tandis que le Nasdaq a cédé 0,2 %.
Sur le front des entreprises, General Motors (+14,9 %) s’est envolé suite à la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes et à une révision à la hausse de ses prévisions annuelles. Zions Bancorp (+1,4 %) a également progressé après avoir annoncé ses résultats, contribuant à apaiser les craintes sur la qualité du crédit des banques régionales américaines.
Les regards se tournent désormais vers les publications de résultats des géants de la technologie. Netflix doit dévoiler ses chiffres après la clôture de ce mardi. Tesla et IBM sont attendus mercredi, suivis par Intel jeudi.
En Europe, l’indice Euro Stoxx 50 a atteint un nouveau record, progressant de 0,1 %. Le FTSE 100 de Londres a, quant à lui, gagné 0,3 %.
L’appétit pour le risque s’est également manifesté en Asie. L’indice CSI 300 des valeurs chinoises cotées à Shanghai et Shenzhen a bondi de 1,5 %, et le Hang Seng de Hong Kong a pris 0,7 %. Au Japon, le Nikkei a atteint de nouveaux plus hauts historiques, affichant une hausse de 0,3 %, suite à l’élection de Sanae Takaichi comme prochaine Première ministre.