Publié le 11 février 2024 12h30. Les places financières européennes subissent un repli marqué, pénalisées par les inquiétudes croissantes concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur les secteurs des logiciels et de la gestion d’actifs.
- Les Bourses européennes sont en baisse, Milan enregistrant la plus forte chute (-0,9%).
- Le secteur de l’épargne gérée est particulièrement touché, avec des baisses significatives pour des acteurs majeurs comme Fineco (-7,7%) et Banca Generali (-7,2%).
- L’annonce d’un nouveau service de planification fiscale basé sur l’IA par Altruist a déclenché ces ventes.
La matinée de ce lundi est placée sous le signe de la prudence sur les marchés européens. Les investisseurs semblent préoccupés par les risques que représentent les outils d’intelligence artificielle pour les entreprises du secteur technologique et financier. Milan affiche la plus forte baisse, avec un recul de 0,9%, en raison des ventes massives dans le secteur financier. Paris suit avec un repli de 0,5%, tandis que Francfort perd 0,4%. Seule Londres parvient à limiter les dégâts, grâce à la bonne performance des secteurs de l’énergie et des mines, affichant une progression de 0,4%.
L’épargne gérée est au cœur des préoccupations. La société Altruist a annoncé le lancement de Hazel, un nouveau service de planification fiscale basé sur l’intelligence artificielle. Ce service est accessible aux entreprises, même si elles ne confient pas la garde de leurs actifs à Altruist. Cette annonce a provoqué une vague de ventes sur la Piazza Affari, la bourse italienne. Fineco (-7,7%), Banca Generali (-7,2%), Mediolanum (-6,4%) et Azimut (-4,4%) sont les valeurs les plus affectées. La pression s’étend à l’ensemble du secteur financier, avec des baisses pour Mps (-3,1%), Nexi (-2,7%), dont l’objectif de cours a été revu à la baisse par Equita, Intesa (-2,2%), Generali (-2,1%) et Mediobanca (-1,9%).
Les investisseurs attendent désormais les données sur le marché du travail américain, qui seront publiées dans la journée. Ces chiffres pourraient influencer les paris concernant une éventuelle baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed). Les ventes au détail décevantes publiées hier ont déjà alimenté les spéculations sur un assouplissement de la politique monétaire américaine.
À Wall Street, les contrats à terme restent incertains, reflétant l’attente fébrile des investisseurs.