Boy George, l’ancienne figure de proue de Culture Club, se retrouve au centre de multiples polémiques à l’approche du Concours Eurovision de la chanson. Entre une prestation de répétition jugée insipide et des critiques sur son positionnement politique, l’artiste de 64 ans suscite des réactions contrastées.
L’ancien chanteur, de son vrai nom George O’Dowd, participe cette année à la compétition en collaboration avec la chanteuse italienne Senhit, qui représente San Marino pour la troisième fois. Boy George a écrit les paroles et assure des chœurs non crédités sur le titre « Superstar ». Cependant, les images de la première répétition générale, où l’on voit l’artiste arborer un grand chapeau bleu à miroirs, ont laissé un goût amer à certains observateurs.
Sur le réseau social X, suite à un clip partagé par superTV247, les critiques ont fusé. L’utilisateur jmdubz172 a affirmé que la star
« ne donne absolument rien »
, tandis que niall5982 a qualifié sa contribution de
« très peu »
. D’autres commentaires ont été plus acerbes, mariahscracker estimant qu’il
« ne sait pas où il se trouve »
, et GStarRaw72 comparant la performance à
« quelqu’un qui porte des écouteurs et chante faux sur une piste »
. Quant à Jack_SOfficial_, il a exprimé son scepticisme quant aux chances de qualification du duo :
« ils ne vont absolument pas se qualifier »
.
San Marino concourra lors de la première demi-finale le 12 mai à Vienne, en Autriche. Les dix pays les mieux classés de chaque demi-finale rejoindront ensuite les pays du « Big Four » — le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne et la France — qui sont qualifiés d’office pour la finale.
Au-delà de sa performance scénique, l’implication de Boy George dans l’édition 2026 est contestée. L’artiste, condamné en 2007 pour séquestration d’un escort male dans son appartement londonien, a dû répondre aux critiques de ceux qui condamnent sa participation dans un contexte de boycott. En effet, l’Irlande, l’Espagne, les Pays-Bas, la Slovénie et l’Islande ont annoncé boycotter le concours après que l’Union européenne de radiodiffusion (EBU) a autorisé la participation d’Israël, alors que la Commission d’enquête indépendante de l’ONU a déclaré les attaques israéliennes en Palestine comme étant un génocide.
S’exprimant lors de la London Eurovision Party en avril, Boy George a défendu son choix en mettant en avant ses liens personnels :
« Est-ce qu’on demande à un être humain guidé par des principes de tourner le dos à mes amis juifs ? Cela n’arrivera pas, ça n’arrivera jamais. »
Boy George
L’artiste a rappelé avoir porté une étoile juive depuis le début de sa carrière avec Culture Club, affirmant être « très affilié » aux personnes juives. Tout en précisant qu’il n’est « pas nécessairement affilié » à l’État d’Israël et qu’il n’a pas « vraiment d’opinion à ce sujet », il a souligné que le rôle de la musique est « d’unir les gens ».
Néanmoins, Boy George avait précédemment cosigné, avec Helen Mirren, Gene Simmons, Mila Kunis et Sharon Osbourne, une lettre soutenant l’inclusion d’Israël dans le concours. Le document affirmait que punir Israël serait « une inversion de la justice » et que le pays n’avait ni voulu ni déclenché le conflit actuel, qualifiant le massacre de Juifs précédent de plus grand depuis la Shoah.
Par ailleurs, le diffuseur israélien KAN a récemment reçu un avertissement pour avoir enfreint les règles de la compétition en encourageant les téléspectateurs à attribuer leurs 10 votes à Israël.
Sur un plan plus personnel, le chanteur a récemment partagé son émotion sur X après un attentat survenu à Golders Green, à Londres. Présent sur les lieux au moment où le périmètre de sécurité était établi, il a exprimé son soutien aux deux victimes juives et à leurs proches, rappelant que la communauté juive est « une partie intégrante du tissu » de la capitale britannique.