Publié le 24 février 2026 à 02h47. Le club brésilien de Red Bull Bragantino a pris des sanctions sévères contre son joueur Gustavo Marques après des propos sexistes tenus à l’encontre d’une arbitre suite à une défaite en championnat.
- Gustavo Marques a été suspendu pour un match et s’est vu infliger une amende équivalant à 50 % de son salaire.
- Le club a annoncé que le montant de l’amende serait reversé à une ONG locale aidant les femmes vulnérables.
- Cet incident s’inscrit dans un contexte de controverses récurrentes concernant le sexisme dans le football brésilien.
Red Bull Bragantino n’a pas tardé à réagir aux déclarations controversées de son défenseur, Gustavo Marques. Suite à l’élimination de son équipe en quart de finale du Campeonato Paulista face à São Paulo, le joueur avait publiquement remis en question la légitimité de l’arbitre, Daiane Muniz, lors d’une interview télévisée. Ses propos, jugés misogynes et sexistes, ont rapidement suscité une vive indignation.
« Cela ne sert à rien de jouer contre São Paulo, Palmeiras, Corinthians, et de laisser une femme arbitrer un match de cette ampleur. Cette décision n’était pas honnête »,
Gustavo Marques, joueur de Red Bull Bragantino
Le club a immédiatement condamné les propos de son joueur, affirmant qu’ils étaient injustifiables. En plus de la suspension pour un match, Gustavo Marques a écopé d’une amende représentant la moitié de ses revenus. Red Bull Bragantino a également annoncé que les fonds ainsi collectés seraient reversés à l’ONG Rendar, une organisation brésilienne dédiée à l’aide aux femmes en situation de vulnérabilité dans la région de Bragantine.
Cet incident n’est pas isolé. Le football brésilien a été secoué par plusieurs affaires de sexisme ces derniers mois. Ramón Díaz, ancien entraîneur de l’Inter de Porto Alegre, avait déclaré que « le football est un sport d’hommes, il n’est pas réservé aux filles », suscitant de vives critiques. Plus récemment, Abel Ferreira, l’entraîneur de Palmeiras, a été accusé d’avoir fait des remarques désobligeantes envers une journaliste, se référant à elle comme l’une des « trois femmes » à qui il donne des explications (sa mère, son épouse et Leila Pereira, la présidente de Palmeiras).
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