Home Divertissement « Breaking the Law est une chanson révolutionnaire. » Regardez Rob Halford discuter des conflits, des émeutes et de la rage dans la bande-annonce du prochain documentaire The Ballad of Judas Priest, avec Ozzy Osbourne, Dave Grohl, Billy Corgan, Kirk Hammett et plus.

« Breaking the Law est une chanson révolutionnaire. » Regardez Rob Halford discuter des conflits, des émeutes et de la rage dans la bande-annonce du prochain documentaire The Ballad of Judas Priest, avec Ozzy Osbourne, Dave Grohl, Billy Corgan, Kirk Hammett et plus.

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Publié le 16 février 2024 22:57:00. Le documentaire La ballade de Judas Priest, présenté en avant-première au Festival du Film de Berlin, explore l’histoire du groupe de heavy metal et son lien avec les tensions sociales et politiques de la Grande-Bretagne des années 1980, notamment à travers leur hymne Breaking the Law.

  • Rob Halford, chanteur de Judas Priest, explique comment les conflits sociaux en Grande-Bretagne ont inspiré la chanson Breaking the Law.
  • Le documentaire présente des images d’archives de Margaret Thatcher évoquant les grèves des mineurs et les affrontements avec la police.
  • La ballade de Judas Priest rassemble des témoignages de figures emblématiques du rock et de la musique, dont Ozzy Osbourne, Dave Grohl et Tom Morello.

À l’occasion de la présentation du documentaire La ballade de Judas Priest au 76ème Festival du Film de Berlin, Rob Halford a révélé l’influence des événements sociaux et politiques britanniques sur l’écriture de Breaking the Law. Le chanteur a expliqué que les images diffusées quotidiennement à la télévision, montrant les tensions et les souffrances liées aux grèves et aux émeutes, l’avaient profondément marqué.

Le documentaire utilise des images d’archives de l’ancienne Première ministre britannique Margaret Thatcher, datant de 1984-1985, où elle s’exprime sur les violents affrontements entre les mineurs en grève et les forces de l’ordre. On peut l’entendre déclarer :

« Ce que nous avons en face, c’est une tentative de substituer le règne de la foule à celui de la loi. Et cela ne doit pas réussir. »

Margaret Thatcher, ancienne Première ministre britannique

Ces images, bien que tournées après la sortie de l’album British Steel (1980) qui contient Breaking the Law, illustrent le climat de division qui régnait en Grande-Bretagne à l’époque, où Thatcher était confrontée à l’hostilité des syndicats, des mineurs, des dockers, des infirmières et des nationalistes nord-irlandais.

Rob Halford a précisé que Breaking the Law était une chanson révolutionnaire, née de l’observation des conflits et de la rage qui animaient les travailleurs britanniques. Il a également évoqué le clip vidéo emblématique de la chanson, dans lequel les membres du groupe simulent un braquage de banque pour libérer un disque d’or de British Steel :

« Peut-être que c’était juste une métaphore du fait que vous ne pouvez pas mettre cette musique en cage, vous ne pouvez pas mettre cette musique derrière les barreaux. »

Rob Halford, chanteur de Judas Priest

Réalisé par Sam Dunn (Evolution du métal, Rush : au-delà de la scène éclairée, Iron Maiden : Vol 666) et Tom Morello, guitariste de Rage Against The Machine, La ballade de Judas Priest comprend des interviews exclusives avec de nombreuses personnalités du monde de la musique, dont Dave Grohl, le regretté Ozzy Osbourne, Kirk Hammett de Metallica, Billy Corgan, leader de The Smashing Pumpkins, Lzzy Hale, Jack Black, Scott Ian, Daryl McDaniels de Run DMC et les membres de Judas Priest.

Lors d’une conférence de presse précédant la première, Tom Morello a salué Judas Priest comme un modèle pour « comment nous pouvons tous faire mieux ». Il a également souligné l’importance du documentaire dans le contexte actuel :

« Quel moment pour être en vie, où vous pouvez à la fois réaliser un documentaire sur l’un de vos groupes préférés et combattre le fascisme en même temps. »

Tom Morello, guitariste de Rage Against The Machine

Rob Halford a également exprimé son engagement politique, déclarant, cité par Variety, qu’il devait se modérer car il était devenu « plus en colère contre le monde » et « plus en colère contre l’injustice, en particulier envers [la communauté LGBTQ+] qui souffre toujours et ne bénéficie pas des droits humains qu’ils méritent absolument. »

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