Home Sports Brendan Rodgers et Celtic se dirigeaient vers le divorce mais l’acrimonie était évitable | celtique

Brendan Rodgers et Celtic se dirigeaient vers le divorce mais l’acrimonie était évitable | celtique

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Publié le 28 octobre 2025. La démission de Brendan Rodgers du Celtic a plongé le club dans une tourmente inattendue, marquée par des critiques acerbes de Dermot Desmond, copropriétaire, qui attaque personnellement l’ancien manager. Martin O’Neill, interrogé sur les chances de titre des Hearts, a vu son propos rapidement éclipsé par les révélations explosives et les remous internes.

  • Dermot Desmond a vivement critiqué Brendan Rodgers, l’accusant de « se préserver aux dépens des autres » et d’avoir « alimenté » les protestations des supporters.
  • La démission de Rodgers, survenue après une saison mitigée, révèle une profonde division et un malaise persistant au sein du club écossais.
  • Martin O’Neill, pressenti pour un rôle intérimaire, hérite d’une équipe décevante et d’un public mécontent, confronté à des problèmes structurels anciens.

Ce lundi, Martin O’Neill, commentant les perspectives des Hearts de remporter le titre écossais pour la première fois depuis 1960, déclarait : « C’est le moment pour Hearts ». Il est probable que l’ancien entraîneur n’imaginait pas alors l’ampleur des rebondissements à venir, qui ont rapidement relégué ses propos au second plan. La démission de Brendan Rodgers, loin d’être le seul fait marquant, s’inscrit dans un contexte de tensions vives, culminant avec une attaque personnelle et virulente de Dermot Desmond, copropriétaire influent du Celtic, contre son ancien manager. Cette sortie médiatique, aussi inattendue que malveillante, marque une fin tristement inconvenante au second passage de Rodgers à Glasgow, le privant désormais de toute possibilité de se montrer au stade.

La virulence des propos de Desmond met en lumière l’atmosphère délétère qui régnait à Celtic Park ces derniers mois. Le dirigeant, qui détient un peu plus de 30% des parts du club, a brisé son silence habituel pour pourfendre Rodgers, l’accusant d’avoir « alimenté » les protestations des supporters. « Certains des abus dirigés contre eux et contre leurs familles sont totalement injustifiés et inacceptables », a-t-il déclaré, condamnant à juste titre de tels comportements. Cependant, sa critique envers Rodgers, qu’il qualifie d’« intéressé » et coupable d’abus de confiance, soulève des questions quant à la gestion du club. Si le manager avait été aussi égoïste que Desmond le dépeint, il aurait quitté le club dès la fin du mercato estival, après une campagne de transferts jugée ratée. Au lieu de cela, Rodgers a continué, le Celtic accusant déjà un retard de huit points sur une équipe des Hearts pourtant loin de son meilleur niveau.

Dermot Desmond défend la structure actuelle du club, où « le manager supervise le football, le directeur général gère les opérations et le conseil d’administration supervise », une organisation qui, selon lui, a fonctionné avec succès pendant plus de deux décennies. Il attribue les difficultés récentes non pas à cette structure, mais « au désir d’un individu de se préserver aux dépens des autres ». Une affirmation qui contraste avec la courte durée de mandat de certains dirigeants récents et la longévité d’autres administrateurs non exécutifs. Le succès national du Celtic, auquel Desmond fait référence, est indéniable, mais il est régulièrement éclipsé par les échecs récurrents en Europe. Ces dernières années, le club a vu son parcours européen s’arrêter prématurément face à des équipes comme Kairat Almaty, Bodø/Glimt, Ferencváros, Cluj, AEK Athènes, Maribor et Malmö depuis 2014. Paradoxalement, des clubs comme Bodø/Glimt, Pafos, le Slavia Prague et l’Union Saint-Gilloise figurent cette saison en Ligue des Champions.

Le Celtic se veut un club majeur, et l’est à bien des égards. Néanmoins, certains détails, comme la gestion des conférences de presse dans un parking lors du dernier match européen de Rodgers face à Sturm Graz, suggèrent une certaine mesquinerie. Si les supporters, souvent compréhensifs face à des installations spartiates, ne s’en soucient guère, cela peut refléter une vision plus globale du club.

Il serait réducteur de considérer Brendan Rodgers comme irréprochable. Le Celtic disposait des moyens pour passer le tour préliminaire de la Ligue des Champions, malgré un parcours qui s’annonçait d’ores et déjà difficile. Les critiques du manager sur le recrutement, bien que compréhensibles face à un manque de renforts offensifs tant en été qu’en janvier, ont inévitablement eu un impact sur le vestiaire. Les joueurs recrutés pour des sommes conséquentes, tels qu’Auston Trusty, Arne Engels et Paulo Bernardo, n’ont pas atteint les attentes placées en eux. Rodgers reste cependant le technicien le plus talentueux du Celtic, un fait attesté par ses succès passés, et son désir de faire progresser le club ne faisait aucun doute. L’équipe, dont le niveau semble avoir régressé, a vu des recrues estivales comme Jahmai Simpson-Pusey, Shin Yamada et Hayato Inamura être rarement utilisées. Daizen Maeda a quant à lui montré des signes de fébrilité suite à un transfert avorté en Bundesliga, faute de remplaçant potentiel. L’arrivée tardive de Kelechi Iheanacho, le 2 septembre, en tant qu’avant-centre principal, illustre les difficultés rencontrées.

Il devenait de plus en plus évident que Brendan Rodgers ne terminerait pas la saison. Une désillusion mutuelle semblait s’être installée entre lui et la direction. D’autres scénarios de séparation étaient possibles, comme une annonce de désalignement stratégique ou une séparation anticipée étant donné le départ probable en fin de saison. Au lieu de cela, l’amertume prédomine. La version des faits de Rodgers, une fois qu’elle sera révélée, promet d’être des plus éclairantes.

Martin O’Neill, 73 ans et idole des supporters, possède les qualités humaines pour redresser la barre. Il est probable qu’il souhaite prouver, en privé, qu’il peut occuper ce poste plus durablement qu’un simple intérim, après six années loin des bancs. Néanmoins, il hérite d’une équipe décevante et d’un public frustré, confronté à des problématiques qui dépassent largement le cas Rodgers. La polémique actuelle ne fait qu’occulter ces enjeux de fond.

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