Publié le 19 février 2026 13h33. Les négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie, organisées sous l’égide américaine à Genève, se sont achevées sans avancée significative, tandis que Donald Trump continue de critiquer l’aide financière américaine à Kiev.
- Les pourparlers de Genève se sont soldés par un constat d’échec, Volodymyr Zelensky exprimant son insatisfaction quant aux résultats obtenus.
- Donald Trump juge la guerre en Ukraine « très injuste » non seulement pour les populations touchées, mais aussi pour les contribuables américains.
- L’Inde a réduit ses achats de pétrole russe, sous la pression des sanctions occidentales et dans l’espoir de conclure un accord commercial avec les États-Unis.
Les deux jours de négociations à Genève, destinées à trouver une issue au conflit russo-ukrainien, n’ont pas permis de parvenir à une percée. Les délégations ukrainienne et russe ont toutes deux reconnu la difficulté des discussions, convenant de se retrouver ultérieurement sans fixer de date précise. Volodymyr Zelensky a exprimé son mécontentement, estimant que les questions essentielles, notamment le statut des territoires occupés et l’avenir de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, n’avaient pas été suffisamment abordées.
« À l’heure actuelle, nous ne pouvons pas dire que le résultat est suffisant. L’armée a discuté de certaines questions de manière sérieuse et substantielle. Les questions politiques sensibles, les compromis possibles et la réunion nécessaire des dirigeants n’ont pas encore été suffisamment abordés. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Sur le réseau social X, Zelensky a accusé la Russie de tenter de faire traîner les négociations, estimant qu’un accord aurait pu être conclu plus rapidement. Les discussions ont été interrompues après seulement deux heures suite à cette déclaration.
Parallèlement, l’ancien président américain Donald Trump a réaffirmé sa position critique envers l’aide financière américaine à l’Ukraine. Selon la Maison Blanche, Trump considère la situation comme « très injuste, non seulement pour les Russes et les Ukrainiens qui ont perdu la vie, mais aussi pour le peuple américain et le contribuable américain qui payaient la facture de cet effort de guerre avant que le président Trump n’y mette un terme ». Il avait déjà suspendu en mars 2025 la livraison d’aide militaire américaine à Kiev, dans le but de faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle parvienne à un accord de paix avec la Russie. Les États-Unis et leurs alliés avaient ensuite mis en place un mécanisme permettant à l’Ukraine de se procurer des armes financées par les pays de l’OTAN. Accord entre Trump et les alliés de l’OTAN pour armer l’Ukraine.
Dans un autre développement, l’Ukraine a imposé des sanctions contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko, en réponse à l’aide militaire apportée par Minsk à la Russie. Cette décision, bien que largement symbolique, témoigne de la volonté de Kiev d’intensifier les contre-mesures contre le régime biélorusse. Loukachenko est déjà visé par des sanctions américaines et européennes.
Le propriétaire du club de football ukrainien Shakhtar Donetsk a fait don de plus de 200 000 $ (environ 186 000 €) au coureur de skeleton Vladyslav Heraskevych, après que ce dernier ait été disqualifié des Jeux olympiques d’hiver pour avoir porté un casque aux couleurs de l’Ukraine et en hommage aux athlètes tués dans la guerre. Don au coureur de skeleton Heraskevych.
Une délégation de sénateurs démocrates américains est revenue mercredi d’un voyage en Ukraine, où ils ont cherché à convaincre le Congrès d’adopter de nouvelles sanctions économiques contre Moscou et de faire pression sur Vladimir Poutine pour qu’il fasse des concessions dans les négociations de paix. Ils ont notamment visité Odessa, une ville portuaire stratégique sur la mer Noire, particulièrement touchée par la guerre. La sénatrice Jeanne Shaheen a souligné que le peuple ukrainien aspire à un accord de paix, mais un accord qui préserve sa souveraineté et son intégrité territoriale.
Enfin, la Hongrie a suspendu ses livraisons de diesel à l’Ukraine, invoquant des perturbations de l’approvisionnement en pétrole russe via un oléoduc traversant le territoire ukrainien. Budapest accuse Kiev d’avoir délibérément ralenti les livraisons, ce que l’Ukraine nie. Pression américaine sur l’Inde pour réduire ses achats de pétrole russe.