Publié le 6 février 2024 à 20h12. En 1979, Volvo a surpris en déclinant sa familiale 240 en une version sportive, la 242 GT. Frank Williksen, vétéran du journalisme automobile, se souvient d’un essai révélateur sur circuit.
- La Volvo 242 GT était une version sportive de la populaire 240, axée sur la performance.
- Des journalistes ont pu tester la voiture sur circuit, impressionnés par sa maniabilité.
- Le modèle se distinguait par un châssis plus rigide, un moteur amélioré et un look sportif.
Frank Williksen, journaliste automobile depuis près de 60 ans, aime partager ses souvenirs. Cette fois, il revient sur la Volvo 242 GT de 1979, une voiture qui a marqué son époque.
Après le succès des modèles familiaux de la série 240, dont les versions break, Volvo a pris un virage inattendu vers la fin des années 1970. La 242 GT était une 240, certes, mais avec un accent mis sur le plaisir de conduire plutôt que sur le transport familial.
« Voir, c’est croire »
La 242 GT conservait les lignes générales de la 240, mais se distinguait par un châssis plus rigide et des améliorations mécaniques significatives. L’équipe de Broom, à l’époque, était initialement sceptique face à cette nouvelle approche.
Volvo, confiant dans son nouveau modèle, a choisi une stratégie pour convaincre les journalistes : une journée d’essai sur l’un de ses circuits automobiles en Suède. Frank Williksen se souvient avoir participé à cet événement, sans se souvenir précisément si cela s’est déroulé sur le Kinnekulle Ring ou le Knutstorp Raceway.
Une Volvo unique achetée pour 6 500 couronnes norvégiennes !
Incroyablement rapide
Plusieurs 242 GT, peintes en argent métallisé avec des bandes décoratives rouges et noires, attendaient les journalistes sur la piste. Frank Williksen se souvient d’un groupe restreint de privilégiés, une poignée de journalistes norvégiens sélectionnés pour cette expérience.
L’essai a commencé par une présentation théorique, suivie d’une démonstration impressionnante par des pilotes de rallye suédois. Frank Williksen se souvient encore de la vitesse et de la précision avec lesquelles les pilotes abordaient les virages, la poupe de la voiture parfaitement contrôlée.
Anders est devenu propriétaire d’une voiture d’une manière très particulière
« Ça va super bien ! »
Puis, ce fut au tour des journalistes de prendre le volant, encadrés par des instructeurs. L’exercice consistait à aborder un virage en S à 120 km/h, en contrôlant la voiture avec précision. L’instructeur, après quelques tours, a encouragé Frank Williksen à continuer seul :
« Ak bara videre sjalv, det här går jättebra »
Instructeur (traduction : « Continuez comme ça, vous faites très bien ! »)
La 242 GT s’est révélée être une voiture agréable à conduire, capable de performances surprenantes pour une familiale. Elle offrait un mélange unique de confort et de sportivité.
Quelque chose qui sort de l’ordinaire
La 242 GT se distinguait par sa suspension renforcée, ses barres stabilisatrices plus résistantes et ses amortisseurs à gaz. L’ensemble rendait la voiture environ 35 % plus rigide qu’une 240 standard, améliorant ainsi la tenue de route et la stabilité.
La direction assistée de série offrait également une précision accrue. La voiture était plus réactive et plus facile à contrôler. Ses performances et ses caractéristiques la plaçaient dans une catégorie à part, en tant qu’alternative puissante et relativement coûteuse pour ceux qui souhaitaient une Volvo différente.
Ici, Volvo devrait vraiment faire du snobisme
Métal léger
La 242 GT arborait un look sportif, avec une peinture métallisée argentée, souvent agrémentée de bandes décoratives noir et rouge. Un aileron avant était censé réduire la résistance à l’air, et la voiture se distinguait par ses phares ronds (au lieu des phares rectangulaires des autres modèles 240 de 1979), ses antibrouillards intégrés et ses jantes en alliage à 20 rayons.
L’intérieur était également spécifique, avec un levier de vitesses court et sportif, une manchette en cuir et un tachymètre dans le tableau de bord.
Plus précis
La tenue de route de la 242 GT était due à une suspension renforcée et à des barres stabilisatrices plus résistantes. Le châssis était environ 35 % plus rigide que celui d’une 240 standard, offrant une meilleure sensation de la route et une plus grande stabilité. La direction assistée de série était également un atout.
Très vite !
Le moteur B23E, un quatre cylindres en ligne de 2,3 litres développant 140 ch et un couple maximal de 191 Nm à 4 500 tr/min, contribuait également à la performance de la voiture. La transmission était une boîte manuelle à 4 rapports avec overdrive électrique, permettant de réduire la consommation de carburant d’environ 10 % sur route.
Bien que 140 ch puisse sembler modeste aujourd’hui, c’était un chiffre impressionnant pour une voiture de ce type en 1979. La 242 GT atteignait une vitesse de pointe de 182 km/h et accélérait de 0 à 100 km/h en 10,1 secondes – un temps très rapide pour l’époque !
Sauvez-vous
La sécurité, priorité de Volvo, était également présente sur la 242 GT, avec des freins à disque sur les quatre roues (ventilés à l’avant) et un niveau de sécurité active et passive élevé. Cependant, la voiture ne disposait pas des systèmes d’aide à la conduite modernes tels que l’ABS ou le contrôle de stabilité, ce qui exigeait une conduite plus attentive et réactive.
Quelques chiffres :
Moteur : 4 cylindres en ligne, 2,3 litres, 140 ch, 191 Nm de couple à 4 500 tr/min.
Transmission : Propulsion arrière, boîte manuelle à 4 rapports avec overdrive électrique.
Freins : Disques sur les quatre roues, ventilés à l’avant.
Dimensions : 4,90 m x 1,71 m x 1,43 m.
Empattement : 2,65 m.
Poids : 1 280 kg (à vide) / 1 780 kg (charge maximale).
Coffre : 615 litres.
Accélération 0-100 km/h : 10,1 secondes.
Vitesse maximale : 182 km/h.
Consommation de carburant : Non précisée.
C’était une voiture de rêve pour beaucoup dans les années 60
Voici une autre Volvo féroce, pour en savoir plus dans l’article ci-dessous :
Le plus dur de Norvège ? – Beaucoup de gens sont surpris