À l’approche du 250e anniversaire de la nation, des voix s’élèvent pour plaider en faveur d’une commémoration plus significative de la Journée des présidents, au-delà des promotions commerciales. Des préoccupations sont également soulevées concernant l’utilisation de rodenticides, jugés dangereux pour la faune, les animaux domestiques et les enfants.
William Sherrell, de Lafayette, exhorte à se souvenir des paroles et de l’héritage des anciens présidents, en particulier d’Abraham Lincoln et de son discours de Gettysburg. Il souligne l’importance de ne pas céder aux incitations à la consommation qui détournent l’attention de cette journée commémorative. « Il est maintenant temps de prendre à nouveau la ferme résolution que les millions de personnes dans le monde qui sont mortes dans la lutte pour protéger la liberté ne sont pas mortes en vain, que cette nation sous Dieu connaîtra une nouvelle naissance de liberté et que le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, ne périra pas de la terre », a-t-il écrit.
Lindsay Hoppestad, de Parker, attire l’attention sur un danger plus immédiat : les boîtes d’appâts rodenticides, souvent repérables par leur couleur noire et leur ouverture. Bien que destinées à éliminer les rongeurs, ces boîtes contiennent un poison qui peut affecter d’autres animaux, tels que les faucons, les coyotes, les chiens et même les jeunes enfants qui pourraient les confondre avec des friandises. Selon le National Poison System de l’Association américaine des centres antipoison, près de 5 700 cas d’empoisonnement aux rodenticides ont été recensés chez les enfants de moins de 12 ans aux États-Unis en 2023. Les rodenticides figurent également parmi les dix principales toxines pour les animaux de compagnie en 2024. Une étude menée dans la région métropolitaine de Denver a révélé la présence d’anticoagulants de deuxième génération dans le foie de cinq coyotes examinés. Mme Hoppestad appelle à soutenir le projet de loi du Sénat 62, qui propose des alternatives plus sûres.
Neal B. Cully, de Colorado Springs, exprime son inquiétude face aux potentielles augmentations de coûts liées aux décisions des législateurs. Il déplore une tendance à l’augmentation des dépenses, que ce soit par le biais de taxes sur le gaz naturel ou de frais de livraison, et comprend pourquoi de nombreuses personnes et entreprises envisagent de quitter l’État.
Enfin, Don Reckseen, de Broomfield, soulève une question plus philosophique : comment constituer une équipe olympique composée uniquement de personnes fidèles au président en place ? Il estime qu’une telle exigence serait anti-américaine et nécessiterait l’utilisation de détecteurs de mensonges, dont la fiabilité est discutable.