Home Accueil « Cela ne coûte que 1 000 milliards de wons par an » Lançons un bus gratuit à New York… Pourquoi Trump est-il intervenu pour vérifier ?

« Cela ne coûte que 1 000 milliards de wons par an » Lançons un bus gratuit à New York… Pourquoi Trump est-il intervenu pour vérifier ?

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La politique audacieuse du maire de New York, Zoran Mamdani, de rendre les transports en commun gratuits se heurte à une opposition croissante de l’administration Trump, qui pourrait bloquer le financement fédéral de ce projet phare.

L’atmosphère cordiale qui avait prévalu lors de la rencontre entre le président Donald Trump et Zoran Mamdani, en novembre dernier, semble s’être refroidie. Après avoir qualifié le maire de « communiste » en amont des élections, Trump avait affiché une attitude étonnamment positive, déclarant : « Nous avons eu une excellente réunion. Plus Mamdani fait du bien, plus je suis heureux. » Cependant, l’administration américaine examine désormais de près les promesses de campagne du maire, et plus particulièrement son projet de gratuité des bus.

Selon des informations révélées par Politico, le ministère américain des Transports envisage de suspendre les directives administratives et les subventions fédérales allouées à New York, en raison de cette politique de « bus de transport public gratuits ». Alors que la ville se prépare à lancer son initiative, Washington cherche des moyens de la freiner en utilisant son pouvoir de régulation et le contrôle des fonds fédéraux. Il s’agirait de la première manifestation concrète de pression politique exercée par l’administration Trump depuis l’élection de Mamdani.

La gratuité des bus est au cœur de la stratégie de Mamdani pour améliorer le pouvoir d’achat des New-Yorkais. Se décrivant comme un « socialiste démocrate », il est considéré comme le maire le plus progressiste de l’histoire de la ville. Sa promesse de « bus rapides et gratuits », popularisée durant la campagne électorale, a séduit de nombreux électeurs, notamment ceux qui ont des difficultés à payer les transports en commun. Une étude de 2024 de New York Community Services Society révèle qu’un New-Yorkais sur cinq rencontre des obstacles financiers pour accéder aux transports en commun.

L’administration Trump dénonce ce projet comme un « populisme imprudent financé par les impôts » et une « expérience socialiste ». Certains observateurs y voient le signe d’un affrontement idéologique qui se déplace désormais sur le terrain politique.

Malgré cette opposition, le maire Mamdani reste déterminé. Il prévoit de lancer un essai gratuit de tous les bus de la ville pendant cinq semaines, de mi-juin à mi-juillet, en marge de la Coupe du Monde FIFA 2026, qui se déroulera en Amérique du Nord et Centrale. L’objectif est de démontrer les avantages de cette politique auprès du public et de profiter de l’afflux de plus de 1,2 million de touristes attendus à New York.

« La Coupe du monde est une opportunité de transformer l’espace public et de créer une atmosphère accueillante dans la ville », a déclaré Mamdani lors d’une récente audition devant le conseil d’État. Face aux réticences de la New York Transportation Authority (MTA), qui estime le coût annuel de cette mesure à 1 milliard de dollars américains (environ 1,44 milliard de francs suisses), le maire a réaffirmé sa conviction : « Même si cette mesure était étendue à l’ensemble de l’État de New York, le coût annuel serait d’environ 700 millions de dollars (environ 1 milliard de francs suisses), et il existe plusieurs mécanismes fiscaux pour la financer. »

L’administration Trump pourrait toutefois exercer des pressions sur d’autres fronts. Les positions de Mamdani sur le contrôle des loyers, l’impôt sur la fortune et la réglementation environnementale pourraient également susciter des tensions, avec la possibilité de geler les subventions fédérales ou d’engager des poursuites judiciaires.

Les frictions actuelles concernant la gratuité des bus pourraient ainsi annoncer un conflit plus large entre la ville de New York et le gouvernement fédéral. La question est de savoir si l’administration Trump parviendra à mettre fin à l’expérience de Mamdani, ou si le maire continuera à mettre en œuvre ses politiques progressistes malgré la pression de Washington.

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