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« Cela reflète le classisme » : Nicole Cardoch répond à l’ordre de Matthei après avoir qualifié le gouvernement de « torrante »

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Publié le 2025-10-29 02:43:00. Le débat politique chilien s’envenime suite à des propos qualifiant le gouvernement de « bourreau ». Nicole Cardoch, membre du commandement de Jeannette Jara, a vivement réagi, dénonçant une rhétorique classiste et disqualifiante, tandis qu’Evelyn Matthei maintient son soutien à son directeur de campagne.

  • Nicole Cardoch dénonce des propos « classistes » et « disqualifiants » visant le gouvernement.
  • Elle rejette fermement la qualification de « gouvernement de bourreaux » et appelle à un débat politique plus respectueux.
  • La campagne de Jeannette Jara se positionne comme un rempart contre les attaques personnelles et un manque de profondeur dans les propositions.

Les déclarations de Diego Paulsen, directeur de campagne d’Evelyn Matthei, qualifiant le gouvernement de « bourreau » et d’« incapable d’apporter des solutions concrètes », ont suscité une vive réaction de la part de l’exécutif chilien. Nicole Cardoch, coordinatrice territoriale pour le commandement de Jeannette Jara, a regretté ce qu’elle a qualifié de « classisme » et de « disqualifications » dans le débat politique. S’adressant à CNN Chili, elle a souligné que de telles expressions étaient préoccupantes et peu constructives.

Face à la question de savoir si elle faisait partie d’un « gouvernement de bourreaux », l’ancienne sous-secrétaire générale du gouvernement a répondu par la négative, estimant que cet adjectif était inapproprié pour décrire un gouvernement, quel qu’il soit. Cardoch a également pointé du doigt une tendance dans le camp de l’opposition à adopter une logique de « disqualification définitive », rappelant l’usage de termes tels que « ennemis », « traîtres » ou « vrais Chiliens ». Elle a affirmé que la candidature de Jara croyait fermement en la nécessité de la collaboration de tous, malgré les divergences d’opinions, pour mener les changements dont le Chili a besoin.

Selon Cardoch, la campagne de Jeannette Jara vise à élever le niveau du débat politique, contrastant avec ce qu’elle perçoit comme une campagne axée sur les attaques personnelles et manquant de substance dans ses propositions. « L’important est que nous abordions la politique d’une manière différente, car cela représente ce que veut la majorité des Chiliens », a-t-elle insisté.

Il est à rappeler que Diego Paulsen avait publiquement qualifié l’Exécutif de « gouvernement de bourreaux qui n’a pas été en mesure d’apporter des solutions concrètes aux Chiliens ». Malgré les critiques suscitées par ses propos, Evelyn Matthei a apporté son soutien à son directeur de campagne, déclarant : « Je soutiens pleinement mon directeur de campagne. Nous avons peut-être une certaine différence dans les termes, mais les Chiliens ont déjà formé leur opinion sur ce gouvernement. »

Concernant les performances de Jeannette Jara dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle, Nicole Cardoch a rejeté l’idée d’un déclin de sa candidature. « Notre candidature, d’ailleurs, n’est pas morte. Il est difficile de comprendre qu’on puisse dire cela d’un candidat qui a augmenté son niveau d’adhésion et d’approbation pendant la semaine », a-t-elle affirmé. La coordinatrice territoriale a mis en avant la solidité et l’expérience de Jeannette Jara en tant que représentante de l’État, par opposition aux « incertitudes » qu’elle attribue aux candidatures de l’opposition. « Jeannette est la candidate de la solidité programmatique, car elle connaît l’État, mais elle veut aussi apporter des changements pour s’améliorer », a-t-elle conclu.

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