Home International « Ces petits nazis ont obtenu ce qu’ils voulaient. » Sur WhatsApp, des professeurs de la prestigieuse université de Sciences Po défendent le meurtre de Quentin

« Ces petits nazis ont obtenu ce qu’ils voulaient. » Sur WhatsApp, des professeurs de la prestigieuse université de Sciences Po défendent le meurtre de Quentin

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Publié le 22 février 2026. La mort d’un étudiant lyonnais, agressé en marge d’une manifestation politique, suscite une vive polémique en France, notamment au sein de l’université Sciences Po Paris où des propos controversés ont émergé sur un groupe de discussion interne.

Le lynchage et le décès de Quentin Deranque, survenu le 14 février 2026 à Lyon, continue de secouer la société française. Un groupe de discussion WhatsApp rassemblant des professeurs de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) a été le théâtre d’échanges particulièrement choquants la semaine dernière, révélait Le Figaro ici. Plusieurs enseignants y auraient exprimé l’idée que l’agression mortelle dont a été victime le jeune homme était justifiée.

Qualifié de « néo-nazi » ou de « petit nazi », Quentin Deranque, 23 ans, étudiant en mathématiques et militant d’extrême droite, avait été violemment agressé le 12 février lors d’affrontements survenus en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon. Il était présent pour soutenir le collectif fémonationaliste Némésis, qui tentait de perturber l’événement. Selon Le Journal du Dimanche ici, les propos tenus par les professeurs de Sciences Po, dans ce groupe de discussion auquel participent plus de 250 membres de la faculté, minimisent la gravité du meurtre et suggèrent même que les victimes de l’agression « ont récolté ce qu’elles cherchaient ».

Ce canal de discussion WhatsApp, intitulé « Débats privés de la Faculté de Sciences Po », est présenté comme un forum ouvert à tous les professeurs de l’Institut. Un enseignant de sport à temps partiel avait initialement réagi à la tragédie en qualifiant Quentin Deranque de « militant nationaliste qui était là pour protéger les racistes transphobes de Nemesis », déclenchant ainsi un débat houleux. Un autre professeur, anonyme, a affirmé : « C’est assez simple, c’est un antifasciste et le mort est un néo-nazi ».

En réponse à un article de Libération, un professeur d’économie s’est même interrogé sur la nécessité de recourir à la « violence antifasciste ». « Il est possible que cette question se pose effectivement à Lyon. Je ne dis pas que oui, je me pose cette question… », a-t-il écrit.

La révélation de ces échanges a provoqué une vive indignation. Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et leader des Républicains, a dénoncé sur le réseau X (anciennement Twitter) ici : « Honte à ces professeurs de Science Po qui prennent cette prestigieuse école pour un laboratoire idéologique de l’extrême gauche et qui justifient l’injustifiable. »

Contactée par Le Figaro, la direction de Sciences Po a indiqué ne pas avoir eu connaissance de la conversation et ne pas être administrateur du groupe. L’Institut d’études politiques de Paris, fondé en 1872, est une institution renommée spécialisée dans les sciences sociales et formant les élites politiques, diplomatiques et médiatiques françaises.

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